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Sganarelle ou le cocu imaginaire
Auteur : Molière
Date de publication : 29/01/2010
isbn : 978-2-9534938-Th-10.003

Cette comédie de Molière, en un acte, a connu, lors de sa création, un succès jamais égalé. On a prétendu, à l’époque, que Molière avait démontré là tout son talent de comédien en interprétant le rôle de Sganarelle.

Aucune autre pièce n’au eu autant de succès du vivant de l’auteur-acteur. Malheureusement, cette pièce est moins prisée de nos jours. Elle reste à découvrir pour tous ceux qui apprécient Molière et qui ne la connaissent pas.

Remarques : Pièce du répertoire classique

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Fils d’un tapissier, valet de chambre du roi, Jean-Baptiste Poquelin naît à Paris en 1622. Elève du collège des Jésuites de Clermont, il fait des études de droit avant de se diriger vers le théâtre.

D’abord comédien ambulant, il s’installa à Paris en 1659, sous la protection de Louis XIV. Chargé des divertissements de la Cour, il utilise toute la gamme des effets comiques, de la farce bouffonne à la comédie la plus élevée. Acteur autant qu’auteur, il dirigea sa troupe en metteur en scène confirmé. A travers ses pièces, il traque les vices de l’âme, les travers de l’esprit humain, incitant ses contemporains à ne pas dépasser la mesure et à rester dans les limites du bon sens.


Il mourut sur scène en 1673, lors de la quatrième représentation du Malade imaginaire.

...

Et l’on ne doit souffrir, sans dire mot,
De semblables affronts, à moins qu’être un vrai sot.
Courons donc le chercher, ce pendard qui m’affronte ;
Montrons notre courage à venger notre honte.
Vous apprendrez, maroufle, à rire à nos dépens,
Et, sans aucun respect, faire cocus les gens.
Il fait quelques pas puis revient
Doucement, s’il vous plaît, cet homme a bien la mine
D’avoir le sang bouillant et l’âme un peu mutine ;
Il pourrait bien, mettant affront dessus affront,
Charger de bois mon dos comme il a fait mon front.
Je hais de tout mon cœur les esprits colériques,
Et porte grand amour aux hommes pacifiques ;
Je ne suis point battant, de peur d’être battu.
Et l’humeur débonnaire est ma grande vertu.
Mais mon honneur me dit que d’une telle offense
Il faut absolument que je prenne vengeance :
Ma foi ! laissons-le dire autant qu’il lui plaira ;
Au diantre qui pourtant rien du tout en fera !
Quand j’aurai fait le brave, et qu’un fer, pour ma peine,
M’aura d’un vilain coup transpercé la bedaine,
Que par la ville ira le bruit de mon trépas,
Dites-moi, mon honneur, en serez-vous plus gras ?
La bière est un séjour par trop mélancolique,
Et trop malsain pour ceux qui craignent la colique,
Et quant à moi, je trouve, ayant tout compensé,
Qu’il vaut mieux être encor cocu que trépassé.
Quel mal cela fait-il ? la jambe en devient-elle
Plus tortue, et la taille moins belle ?
Peste soit qui premier trouva l’invention
De s’affliger l’esprit de cette vision,
Et d’attacher l’honneur de l’homme le plus sage
Aux choses que peut faire une femme volage !
Puisqu’on tient, à bon droit, tout crime personnel,
Que fait là notre honneur pour être criminel ?
Des actions d’autrui l’on nous donne le blâme :
Si nos femmes sans nous ont un commerce infâme,
Il faut que tout le mal tombe sur notre dos :
Elles font la sottise, et nous sommes les sots.
C’est un vilain abus, et les gens de police
Nous devraient bien régler une telle injustice.
N’avons-nous pas assez des autres accidents
Qui nous viennent happer en dépit de nos dents ?
Les querelles, procès, faim, soif et maladie
Troublent-ils pas assez le repos de la vie,
Sans s’aller, de surcroît, aviser sottement
De se faire un chagrin qui n’a nul fondement ?
Moquons-nous de cela, méprisons les alarmes,
Et mettons sous nos pieds les soupirs et les larmes.
Si ma femme a failli, qu’elle pleure bien fort ;
Mais pourquoi, moi, pleurer, puisque je n’ai point tort ?
En tout cas, ce qui peut m’ôter ma fâcherie,
C’est que je ne suis pas seul de ma confrérie.
Voir cajoler sa femme, et n’en témoigner rien,
Se pratique aujourd’hui par force gens de bien.
N’allons donc point chercher à faire une querelle
Pour un affront qui n’est que pure bagatelle.
L’on m’appellera sot, de ne me venger pas ;
Mais je le serais fort de courir au trépas.
Il met la main sur sa poitrine
Je me sens là pourtant remuer une bile
Qui veut me conseiller quelque action virile :
...

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