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Les Fées
Auteur : Charles Perrault
Date de publication : 20/01/2011
isbn : 978-2-9534938-Cl-5.005

Ce conte de Perrault n’est pas forcément le plus connu, mais on retrouve tous les ingrédients: la pauvre fille maltraitée, une fée, la marâtre, etc... Tous les contes, à l’époque, débouchaient sur une "moralité" qui est incluse dans ce texte.

Remarques : Conte pour enfant, un classique moins connu, mais dans le plus pur style Perrault.

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Né à Paris en 1628, il est le frère de l’architecte, médecin et physicien Claude Perrault qui érigea l’Observatoire de Paris. Devenu contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, Charles entra à l’Académie française et soutint les Modernes dans la querelle qui opposait les Anciens et les Modernes. Il est surtout célèbre pour ses contes pour enfants, notamment les Contes de ma mère l’Oye publiés sous le nom de son fils Perrault d’Armancour. On lui doit, entre autres, La belle au bois dormant, Le chat botté, Les trois petits cochons….

Il était une fois une veuve qui avait deux filles. L’aînée lui ressemblait fort et par l’humeur et par le visage. Qui la voyait, voyait la mère. Elles étaient toutes deux si désagréables, si orgueilleuses, qu’on ne pouvait supporter de vivre avec elles. La cadette, qui était tout le portrait de son père pour la douceur et l’honnêteté, était en plus de cela d’une beauté à nulle autre égale.
Comme on aime naturellement ses semblables, la mère était folle de sa fille aînée et éprouvait une réelle aversion pour sa cadette. Elle la traitait en domestique, ne lui ménageait pas les coups et les insultes et la laissait manger à la cuisine. La pauvre enfant en versait des larmes d’être ainsi maltraitée et on l’entendit plus d’une fois appeler son père pour lui insuffler du courage.
La pauvre petite devait, entre autres tâches, aller deux fois par jour puiser de l’eau à une bonne demi-lieue de la maison et en rapporter une grande cruche. Un jour qu’elle s’activait à la fontaine, une pauvre femme en haillons se présenta et lui demanda à boire. Aussitôt, la jeune fille rinça la cruche et puisa de l’eau au plus bel endroit de la fontaine, là où l’eau était la plus fraîche et la plus claire. Elle soutint la cruche afin que la vieille femme put boire plus aisément. Une femme abreuvée, la pauvre femme remercia beaucoup la jeune fille et lui dit :
- Votre beauté, votre bonté et votre honnêteté m’ont été rapportées en termes si élogieux, que je souhaitais voir par moi-même si tout cela était vrai. Je suis une fée et si je me suis déguisée en pauvre femme, habillée de haillons, c’était pour ne point me faire reconnaître. Vous m’avez servie sans poser de questions et avez choisi, pour moi, la meilleure eau de la fontaine. Vous êtes bien telle qu’on m’avait dit et je veux vous faire un don précieux pour vous remercier. Chaque fois que vous prononcerez une parole, de votre bouche sortiront des pièces rares, diamants, fleurs, pierres précieuses.
La jeune fille remercia chaleureusement la fée et s’en revint chez elle. Mais elle avait beaucoup tardé avec sa rencontre avec la fée et sitôt qu’elle fut arrivée, sa mère la gronda vertement. La pauvre fille s’excusa et dès qu’elle se mit à parler, sortirent de sa bouche des roses, des perles et des diamants.
- Qu’est-ce donc ? dit la mère. Ce sont bien des fleurs, des perles et des diamants qui sortent de votre bouche ! D’où vient cela, ma fille ?

C’était bien la première fois que la femme appelait la cadette ma fille. Emue, la petite lui raconta par le menu son aventure de la fontaine. Et, à mesure qu’elle parlait, un flot de pierres précieuses, de fleurs, de perles jaillissait de sa bouche.
Voyant le profit qu’elle pourrait en tirer, la mère s’en fut aussitôt demander à son aînée de partir remplir la cruche à la même fontaine.

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