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Vidéo-carnage
Auteur : Cary Devilseyes
Date de publication : 18/04/2009
isbn : 978-2-9534938-N-2.033

Ils sont bien dans ce coin de Normandie, perchés sur la colline. Les élections approchent. Il faut peaufiner la campagne. Cette cassette qu'il détient est bien dangereuse et il a si peur pour sa femme et ses enfants. Toute son équipe est mobilisée autour de lui. Au loin, il voit les véhicules approcher. Serait-ce la fin ?

La cassette, il faut la mettre en lieu sûr. Et la petite Lorraine, il faut absolument la préserver.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Inutile de chercher à savoir qui je suis. On prétend que ma personnalité est ambiguë et je ne contredirai pas. Pourtant, je suis d’un naturel plutôt gai et enjoué. Alors pourquoi ce besoin de vous entraîner dans mes cauchemars ? Qui sait ? Peut-être pour ne pas m’y enfermer seule.


J’aime écrire. Les mots glissent naturellement sous ma main et je ne les retiens pas que ce soit en prose ou sous forme poétique. Enfin poétique… si on aime les naufrages, les têtes coupées…


Vous avez un imaginaire développé ? Alors ne me lisez surtout pas à la tombée de la nuit, en atmosphère tamisée et feutrée, vous pourriez passer une nuit agitée. Mes univers sont ceux du quotidien pourtant, je vous assure. Mais, comment dire ? Il semblerait qu’à un moment donné, une distorsion particulière nous fasse basculer dans un monde parallèle, un tantinet chaotique…

En cette fin d’après-midi, le soleil tombait lentement sur l’horizon, incendiant la colline.

Ils étaient tous réunis dans la salle commune, cette immense pièce axée autour de la vaste cheminée. Ses plus proches collaborateurs avaient fait le déplacement pour le tenir informé des remous de la capitale. Roland, installé sur une banquette, à l’autre extrémité de la pièce, discutait au téléphone avec l’avocat. Lorraine et Karen, riaient et se chicanaient sur l’emplacement d’une pièce de puzzle, dans le recoin le plus ensoleillé. Paul admira un instant les reflets d’or que la lumière accrochait dans l’épaisse chevelure de son épouse. Leur fille avait hérité des mêmes beaux cheveux blond cendré. Comme elles étaient jolies quand elles riaient ainsi, comme elles se ressemblaient ! Il avait songé, un temps, à les éloigner du danger, les envoyer à l’étranger quelques années. Karen avait refusé avec toute l’énergie dont elle était capable. Il n’était pas question, pour elle, de laisser son mari affronter seul cette menace qui pesait sur eux.
 
Derrière lui, Claude et Bernard se disputaient, chacun défendant âprement son point de vue sur la meilleure tactique à adopter pour gagner les prochaines élections. Ah ! Ces deux- là ! Personne n’arriverait jamais à les mettre d’accord. Mais ils étaient tous deux d’une efficacité redoutable dans leurs analyses.
 
Paul s’égarait dans ses pensées. Il entendit vaguement Roland lui annoncer que Pierre (leur avocat), après avoir visionné la cassette, en avait fait une copie et venait les rejoindre pour le dîner avec l’original. Il tiqua. Ca ne lui plaisait pas de voir la fameuse cassette, objet de tant de tensions, échouer dans sa propriété. Il aurait dû insister pour qu’on la laissât à Paris. Dans le coffre du bureau ? Trop risqué, bien sûr. Mais ici, c’était son espace privé. Il aurait préféré le préserver de tous ces soucis. Si seulement il n’avait pas eu ces preuves entre les mains… Pourquoi Marc, son frère, l’avait-il choisi, lui, comme dépositaire ? Ce testament, d’un genre sulfureux, était un fardeau bien lourd à porter pour un seul homme. Peut-être n’avait-il trouvé personne d’autre en qui il avait suffisamment confiance ? Tout naturellement, au nom des liens qui les unissaient, il avait jugé préférable de laisser cet ultime message à celui qu’il connaissait le mieux.
 
Paul percevait les sons alentour au travers d’une sorte de brume. Une espèce de torpeur l’envahissait, annihilait sa volonté, le maintenait cloué dans son fauteuil. Pourtant, il lui fallait réagir, prendre des mesures, donner des instructions, mettre à l’abri sa femme et sa fille. Ses fils avaient promis de prendre toutes les précautions pour assurer leur sécurité. D’un geste, il tenta de secouer la lourde chape qui appesantissait ses épaules.

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