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Le Couteau
Auteur : Catherine Doublet
Date de publication : 06/07/2009
isbn : 978-2-9534938-Ro-4.002

Le mois de juillet est particulièrement chaud cette année-là. La vie dans les bureaux surchauffés est très pénible.

Georges décide d’emmener sa femme, Maryse, dîner dans un restaurant du Parc de Saint Cloud, histoire de trouver une relative fraîcheur sous les arbres.

A la fin du dîner, Maryse s’aperçoit qu’elle a oublié son paquet de cigarettes dans la voiture et Georges se propose d’aller le chercher.

Le temps passe, les clients désertent le restaurant. Georges ne revient pas...

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Catherine Doublet, est le nom de jeune fille de Catherine Boissaye. Avec son mari, Xavier, aujourd'hui décédé, elle a eu l'idée de créer ce site Internet pour accueillir tous les auteurs en mal d'éditeur.

Son talent littéraire, peu reconnu et qu'elle exploite avec parcimonie, lui vaut quelques bons et beaux textes. On retrouve son sens de l'humour dans ses écrits, parfois.

Maryse était une belle femme. Son maquillage discret accentuait l’éclat de ses yeux pers, étirés en amande au-dessus des pommettes saillantes. Son nez, fin, se terminait en arrondi au-dessus de la bouche aux lèvres brillantes, impeccablement dessinées. Une petite fossette ne demandait qu’à paraître sur la joue gauche. Le temps semblait n’avoir laissé que peu de traces de son passage. Son visage, encore bien lisse, se terminait en un ovale parfait. Les sourcils épilés avec soin s’arquaient au-dessus des cils allongés par le mascara. Les cheveux retombaient en un dégradé très étudié sur les épaules. Pour la soirée, elle avait revêtu un tailleur en lin, chic et décontracté et un chemisier turquoise qui soulignait sa peau naturellement hâlée.

Les grossesses n’avaient pas déformé son corps svelte. Le chemisier échancré sous la veste laissait deviner des seins ronds et encore fermes. Oui, c’était vraiment une belle femme. Pour garder sa place, elle soignait son apparence et faisait preuve d’une grande élégance et d’un raffinement qui semblèrent soudain à Georges (comme souvent d’ailleurs pour le baroudeur qu’il avait été) déplacés dans ce cadre champêtre. Elle était attirante, certes, mais appartenait à ces beautés froides et sophistiquées que l’on contemple dans les magazines, sans toutefois songer à souhaiter les côtoyer. Elle n’avait pas su garder ce naturel, cette fraîcheur, cette spontanéité qu’elle montrait dans sa jeunesse et qui l’avaient conquis.

* * * *

La soirée se prolongeait. La file d’attente s’était dispersée. La température avait légèrement chuté. Les familles nombreuses s’étaient retirées, laissant derrière elles un calme bienfaisant. Les serveurs avaient adopté une allure plus tranquille. Le repas avait été excellent : salade fraîcheur au magret, côte à l’os accompagnée de petits légumes printaniers poêlés. Ils avaient renoncé au plateau de fromage pour se jetersur des fraises melba au coulis de framboises fraîches, qui avaient ravi leurs papilles. Georges savourait un excellent calvados tandis que sa femme dégustait, à petites gorgées, un café. Prise dans l’ambiance de cette soirée en "amoureux", elle manifesta l’envie de fumer une cigarette et constata avec déplaisir qu’elle avait oublié son paquet sur le tableau de bord de la voiture. Georges proposa d’aller le chercher. La nuit avait envahi le parc. Le ciel étoilé se paraît de milliards de diamants, au- dessus de leurs têtes.

* * * *

La femme de Georges consulta sa montre pour la troisième fois. Vingt minutes déjà que son mari était parti chercher ses cigarettes. La voiture n’était pas si loin. Ils avaient à peine mis cinq minutes pour rejoindre le restaurant tout à l’heure. Son paquet était bien en évidence sur le tableau de bord, il n’avait pas dû éprouver beaucoup dedifficultés à le trouver. Les tables s’étaient vidées autour d’elle. Il restait encore deux couples. Les serveurs s’activaient, débarrassant, nettoyant, remettant des nappes propres pour le lendemain. Elle porta son regard vers l’allée où ils s’étaient garés. Plusieurs véhicules stationnaient encore et elle ne parvint pas, dans le noir, à distinguer la leur. Son café avait tiédi dans la tasse. Le verre de calvados, abandonné, lui sembla tout à coup avoir perdu de son éclat. 25, 30 minutes. Les derniers clients réclamaient l’addition. Machinalement, elle appela le garçon, lui demanda s’il n’avait pas aperçu son mari. Non, il n’avait pas fait attention, pris par son service. Elle réclama l’addition, soudain inquiète.

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