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La nuit de noces
Auteur : Melrika Roffray
Date de publication : 13/06/2007
isbn : 978-2-9534938-N-2.021

Une nuit de noces est un moment privilégié de la vie. Seulement, parfois, cela peut s'avérer épique surtout lorsqu'on a décidé de s'isoler dans un coin tranquille, loin de toute civilisation, dans un vieux moulin restauré, certes, mais qui peut réserver bien des surprises.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ah ! Melrika ! C’est la douceur, la tendresse, l’émotivité exacerbée. Ses nouvelles sont un régal entre légendes inventées, contes médiévaux, histoires mélancoliques. Un mot peut éveiller en elle tout un univers qu’elle pose sur le papier avec beaucoup d’émotion. Ce fut le cas pour la nouvelle « la tristesse d’Henri », née du mot LIT. Son imagination lui inspire souvent des œuvres presque magiques, inspirées de croyances et de superstitions populaires.

Vous n’hésiterez pas à la suivre sur les traces de cette louve si humaine, ou dans ses poèmes d’une infinie tendresse.

Attentifs à la route, nous vîmes l’embranchement. Dans la lueur des phares j’avisai le premier pont. Jusque là, tout allait bien. Les explications concordaient avec la topographie du terrain. Mon mari conduisait lentement. Un lapin, sans doute ébloui, se sauva à notre passage. En deux bonds, il disparut dans les herbes hautes du bas-côté. Les squelettes faméliques d’arbres s’agitèrent autour de nous. Nous devions être dans le bois. Au ciel, une étoile brillait, mais aucun clair de lune pour nous éclairer la route. Nous étions installés dans la saison hivernale. La douceur de l’air n’avait pas laissé à la neige le temps de s’installer ; les arbres, dénudés, dressaient frileusement, leurs branches noircies. Le bois, ainsi dégarni, sous la lueur mouvante des feux de route, paraissait lugubre, inhospitalier. Nous étions seuls. Un frisson me parcourut. Une petite angoisse me saisit tandis que je fixais le long fil gris du macadam.

Aucune maison alentour, pas âme qui vive, pas même une voiture. La lueur des phares se heurtait à l’opacité de la nuit. C’est avec soulagement que j’aperçus le second pont. Nous approchions du but.

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