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Un jour ordinaire
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 07/05/2011
isbn : 978-2-9534938-N-2.016

Depuis qu’elle est installée dans cette maison, loin de la ville, les jours s’écoulent tranquillement. Celui-ci comme les autres. Elle prépare une tarte aux fruits que les enfants dégusteront à leur retour de l’école. Son mari est parti pour deux jours, loin d’ici.
C’est un jour ordinaire, comme tous les autres jours. Enfin... presque... Il ne faut pas toujours se fier aux apparences.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Le vent venait de se lever et les branches des arbres du jardin commençaient à s’agiter en tous sens. Les premières feuilles arrachées tournoyaient dans un ciel qui peu à peu prenait une couleur gris étain et s’engouffraient dans le salon par la porte- fenêtre restée entr’ouverte.
 
Dans la cuisine, Marie, qui terminait de garnir le fond d’une tarte de reine-claude juteuses, s’essuya les mains sur son tablier et se précipita pour la fermer. Elle en profita aussi pour monter à l’étage vérifier que les fenêtres des chambres étaient closes.
 
L’après-midi avait été chaud, trop peut-être. De cette chaleur moite qui laisse présager que l’orage va poindre. Elle soupira en pensant que la pluie allait être la bienvenue et retourna à la cuisine mettre sa tarte au four.
 
Il était un peu plus de quatorze heures. Elle pria pour que les enfants ne soient pas trempés en revenant  de l’école. Il n’était pas question qu’elle aille les chercher : Max avait pris le break ce matin pour un déplacement qui devait durer deux jours et les vélos n’entreraient jamais dans le coffre de sa Twingo.  Ils ne quittaient les cours qu’à seize heures trente ; on verrait bien d’ici là.  Si le mauvais temps persistait, ils trouveraient probablement refuge chez un copain, en ville. Ils s’étaient habitués à ce genre de situation depuis qu’ils avaient quitté la capitale pour vivre dans cette maison, en retrait du village.
 
Trois ans qu’ils habitaient ici. La ville  ne lui manquait guère. Jamais elle n’aurait imaginée qu’elle s’habituerait si facilement à cette vie campagnarde, elle si friande de l’agitation citadine. . Et c’était plutôt sympa ce job troisjournées par semaine à  la bibliothèque du bourg voisin. Mais ce qu’elle aimait par-dessus tout c’était la maison. SA maison. Une vieille demeure de maître entourée d’un parc magnifique où s’épanouissaient de grands arbres.
 
Elle avait passé des mois entiers à l’aménager, la décorer. Elle continuait à chiner dans les villages environnants et chez les brocanteurs de la région l’objet « coup de cœur ». Max n’avait rien imposé ni souhaité. Il l’avait laissée entièrement libre de ses choix. Il lui faisait totalement confiance et était très fier de ce qu’elle avait fait de cette grande bâtisse sans âme lors de leur achat. Jamais non plus il ne l’accompagnait dans ses virées du dimanche.
 
Il avait peu de temps en semaine, il est vrai, pour lire les revues automobiles auxquelles il était abonné. Sa passion.

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