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Le chat fantôme
Auteur : Cary Devilseyes
Date de publication : 08/12/2007
isbn : 978-2-9534938-N-2.005

On sait que les chats ont neuf vies, mais enfin, quand on est sûr de l’avoir enterré au fond du jardin, bien mort, bien raide, comment imaginer un seul instant qu’il vous regarde, là, par une nuit noire, au travers de la fenêtre ?

Et pourtant, ce regard doré, cette robe noire, cette allure efflanquée...

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Inutile de chercher à savoir qui je suis. On prétend que ma personnalité est ambiguë et je ne contredirai pas. Pourtant, je suis d’un naturel plutôt gai et enjoué. Alors pourquoi ce besoin de vous entraîner dans mes cauchemars ? Qui sait ? Peut-être pour ne pas m’y enfermer seule.
J’aime écrire. Les mots glissent naturellement sous ma main et je ne les retiens pas que ce soit en prose ou sous forme poétique. Enfin poétique… si on aime les naufrages, les têtes coupées…
Vous avez un imaginaire développé ? Alors ne me lisez surtout pas à la tombée de la nuit, en atmosphère tamisée et feutrée, vous pourriez passer une nuit agitée. Mes univers sont ceux du quotidien pourtant, je vous assure. Mais, comment dire ? Il semblerait qu’à un moment donné, une distorsion particulière nous fasse basculer dans un monde parallèle, un tantinet chaotique…

Parisienne de naissance, j’ai fui la capitale pour une vie plus calme à la campagne, loin du chaos et du bruit.

Elle était partie le chercher très loin, du côté de la Sarthe. Ca lui avait pris la journée, aller retour, plus le déjeuner avec les amis qui lui faisaient ce cadeau. Elle aurait pu trouver plus près de chez elle, dans un refuge ou chez un vétérinaire, mais celui-là était voué à l’adoption de toute façon et l’ami, qui le lui avait chaudement recommandé, ne voulait le confier « qu’à une personne sûre, aimante, qui saurait s’en occuper convenablement ». Elle avait accepté, après quelques hésitations.

Elle ne fit sa connaissance qu’après le déjeuner. Il somnolait nonchalamment sur un lit, mais dès qu’il la vit, il tenta de se faufiler hors de la pièce où on l’avait enfermé en prévision de son départ, affolé, les yeux révulsés, le corps tout frémissant d’angoisse. Finalement maîtrisé, le chaton se laissa vite caresser et prit même la peine de se fendre d’un ronronnement proche du diesel, ce qui lui valut son nom.

Petit chaton de deux mois à peine, déjà très vif, filiforme, un rien dégingandé, la robe noire, soyeuse, d’une douceur incomparable, les yeux d’or roux, la tête triangulaire, elle ne pouvait qu’être conquise. Elle le fut immédiatement. Le mettre en caisse s’avéra difficile. Enfin mis en boîte, un peu effrayé de partir vers un avenir incertain, loin de son jardin, de sa mère et de ses frères et soeurs, il émettait des petits cris plaintifs pendant qu’elle le plaçait dans la voiture.

Sitôt qu’elle le libéra, il partit se réfugier sous le lit. Elle eut beau lui montrer une alléchante gamelle, il refusa obstinément de sortir de son abri pendant deux jours. Le troisième, la curiosité naturelle (et la faim surtout) du chat l’emporta sur la peur et il entreprit, à pas hésitants, de faire le tour de son nouveau domaine. Très vite, il trouva un intérêt certain à monter sur les meubles, la cheminée, faisant tout tomber
sur son passage, maladroit sur ses hautes pattes avec lesquelles il semblait s’emmêler, tant elles étaient fines et longues. Enfin, joie suprême, il découvrit les multiples recoins du jardin...

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