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Le corbeau
Auteur : Melrika Roffray
Date de publication : 10/02/2018
isbn : 978-2-9534938-Je-6.032

Melrika Roffray nous entraine sur les pas d’une petite cendrillon maltraitée par sa famille et qui trouve du réconfort auprès d’un oiseau maudit. Mais chut, cette histoire est à découvrir avec ses rebondissements et sa fin surtout. 24 pages – 1,00 euro – Jeunesse/contes 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

On ne présente plus Melrika Roffray. Voilà un auteur qui nous fait vivre des émotions très diverses et nous entraîne toujours sur des chemins à cheval en réalité et fiction. Une écriture fluide, des histoires étonnantes, voilà ce qu’elle sait nous transmettre. On ne sait d’où elle tire ses légendes qui n’en sont pas, ou peut-être ont-elles un fond de vérité ? Qui sait ? Mais c’est toujours un voyage extraordinaire de la lire. 

Cette histoire se passe dans des temps très anciens où l’on ne connaissait ni la voiture ni la télévision et encore moins le mobile ou l’ordinateur. On circulait alors à cheval, en charrette tirée par des bœufs ou en carrosse pour les plus fortunés. Il fallait souvent plusieurs jours pour aller d’un lieu à un autre. Les routes n’étaient pas sûres et l’on pouvait parfois y rencontrer des êtres mystérieux qui vous entraînaient dans d’étranges aventures. Voici ce qui arriva.
Un brave fermier, assez riche, vivait heureux avec sa femme. Elle lui avait donné trois fils et deux filles. Leur bonheur était complet, la ferme prospère et bien entretenue, les enfants en pleine santé. Un soir, la femme annonça l’arrivée probable d’un sixième enfant. Le fermier en fut un peu contrarié, mais, en ce temps-là, on ne parlait pas d’avortement ni de contraception… Un sixième enfant cela voulait dire une bouche de plus à nourrir, or seuls les deux fils aînés étaient en âge d’aider à la ferme et aux champs. Les garçons, eux, pensaient que trois dans une même chambre c’était déjà beaucoup et les filles faisaient aussi grise mine à l’idée de devoir, peut-être, partager leur chambre. Seule la mère semblait heureuse d’avoir à nouveau un bébé.

L’accouchement ne se présenta pas bien. Il faut dire qu’en ce temps-là, on n’allait pas à la maternité comme maintenant. On accouchait chez soi, aidée par quelques voisines ou dans le meilleur des cas le médecin de la localité et une sage-femme. A ce moment-là le médecin était parti à l’autre bout du village soigner un homme gravement blessé et on ne put le joindre pour assister l’accouchée. Elle perdait beaucoup de sang et l’enfant ne se présentait pas normalement. Après plusieurs heures de grandes douleurs, une petite fille vint au monde, mais la mère, très affaiblie, eut à peine le temps de dire qu’elle voulait qu’on l’appelât Ophélie avant de s’éteindre. Le fermier se montra inconsolable de la perte de sa femme et ses enfants ne cessaient de la pleurer et de l’appeler. Il faut dire que la fermière était une femme douce, généreuse, qui ne ménageait pas sa peine pour entretenir sa maison et s’occuper des volailles. Elle s’y entendait pour consoler, combler de douces paroles ses enfants dans les moments difficiles. Sa mort était une grosse perte pour tous.

La mère morte, il fallait songer à s’occuper du bébé et tenir la maison. Avec la ferme et six enfants, le fermier ne pouvait tout faire. Aussi embaucha-t-il une femme du village voisin, Margot, qui venait de perdre son bébé et son mari dans l’incendie de leur maison. Elle prit en charge la maisonnée, les volailles, le bébé… Elle s’aperçut très vite que personne ne prêtait attention à la petite dernière. Pire, on ne manquait jamais une occasion de lui reprocher la mort de sa mère. Ophélie grandit ainsi, entourée du ressentiment des siens. Seule Margot lui apportait de l’affection et de l’attention. Cela dura pendant dix années. Puis, l’hiver étant particulièrement rude cette année-là, Margot eut un refroidissement qui retomba sur sa poitrine. Elle ne put s’en remettre. Ophélie perdit la seule personne qui l’aimait dans cette ferme.

Margot partie, la vie devait se réorganiser. Le père et les trois garçons partaient tôt le matin et rentraient à la tombée de la nuit pour s’occuper du bétail et des champs. Les trois filles étaient supposées s’occuper des volailles et de la maison.
 

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