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La mère Misère
Auteur : Astrid Bovouar
Date de publication : 18/11/2017
isbn : 978-2-9534938-Je-6.031

Un vieux conte du folklore normand repris par Astrid Bovouar. La mère Misère est une pauvre femme dont la seule richesse est un superbe pommier que viennent dévaliser les garnements du village proche. Jusqu’au jour où… - 4 pages – Jeunesse/contes, légendes – 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

 Astrid Bovouar est un petit rat de bibliothèque, toujours à l’affût de légendes, mystères et autres singularités de notre monde depuis l’antiquité. Elle est friande de superstitions locales, connaît plein d’anecdotes sur les sorciers, fées et autres créatures côtoyant notre univers. Elle en parle avec beaucoup de respect et une certaine impertinence, son humour allant même jusqu’à se moquer de nos propres approches du problème paranormal.
Croit-elle réellement à l’existence de ces créatures mystérieuses, de ces remèdes farfelus autant qu’effrayants ? Peut-être bien après tout… En tout cas, ses articles ont une saveur bien particulière.

On racontait autrefois lors des veillées, dans le pays normand, de bien étranges histoires. Ainsi de celle de la mère Misère.
On l’avait surnommée ainsi car elle était plus misérable que la misère elle-même. Personne ne se souvenait de son véritable nom. Elle vivait un peu à l’écart du village, dans une petite cabane en bois qui tenait debout par on ne sait quel miracle, qu’elle quittait chaque matin pour aller chercher par-ci par-là de quoi survivre pour elle et son chien. Car elle avait pour seul compagnon un chien, d’une race indéterminée, assez laid d’ailleurs, mais auquel elle était très attachée.
Ce n’était pas souvent, l’hiver, qu’elle trouvait assez de bois pour chauffer le lieu et sa couche se limitait à une vieille paillasse toute défoncée. Malgré tout, elle vivait là sans se plaindre. Elle n’avait pour toute possession que cette masure, son chien sur lequel elle avait reporté toute l’affection que l’extérieur lui refusait et un petit jardin dans lequel poussait un magnifique pommier. Elle le bichonnait, l’entretenait du mieux possible et, en retour, l’arbre lui procurait de beaux fruits chaque automne. Hélas, cela ne suffisait pas à nourrir les deux malheureux, d’autant que les belles pommes attiraient la convoitise des gamins du village, lesquels ne se gênaient pas pour venir chaparder sitôt que la mère et son chien s’absentaient pour essayer de gagner quelques sous. On sait combien la jeunesse peut être cruelle et les garnements se régalaient en riant et se moquant de la pauvre vieille et des vains efforts qu’elle faisait pour les écarter.
Il arrivait bien, à la mère, de laisser son chien pour surveiller le jardin, mais c’était un déchirement pour tous les deux car ils étaient très liés. Seulement, ces pommes leur assuraient un minimum de subsistance et leur apportaient un peu de baume au cœur dans leur misérable vie.
Il advint un hiver si rude, si enneigé et verglacé que la nourriture se faisait rare et la pauvre mère Misère avait bien du mal à sortir glaner quelques piécettes ou rebus de nourriture pour elle et son animal. Un soir qu’elle était assise près de sa cheminée éteinte, -le bois lui manquant pour se chauffer chaque jour elle gardait une bûche en réserve- elle entendit toquer à sa porte. Son chien, d’ordinaire prompt à aboyer contre tous ceux qui tentaient d’entrer ou de se faufiler dans le jardin, ne dit rien. Il se contenta de sentir le bas de la porte en jappant doucement.
Intriguée par l’attitude de l’animal, la mère Misère entrouvrit sa porte et...
 

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