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Peau d'âne
Auteur : Charles Perrault
Date de publication : 09/09/2017
isbn : 978-2-9534938-Je-6.026

Conte de Charles Perrault. Pour échapper à son père qui voudrait l’épouser, la princesse s’enfuit couverte de la peau d’un âne. Même s’il semble être un conte pour enfants, ce récit, bien analysé, va au-delà d’une simple lecture primaire. Le récit présenté ici a été revisité pour le rendre un peu plus moderne dans le style et l’écriture. Contes/légendes – Gratuit – 10 pages 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Né à Paris le 12 janvier 1628, il est le frère de l’architecte, médecin et physicien Claude Perrault qui érigea l’Observatoire de Paris. Licencié en droit, il exerça en tant qu’avocat dès 1651. En parallèle, il s’essaye à la littérature, abordant différents genres littéraires : genre galant, la poésie, des nouvelles (La Marquise de Salusses, La patience de Griselidis) et des contes. Devenu contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, Charles entra à l’Académie française en 1671 et soutint les Modernes dans la querelle qui opposait les Anciens et les Modernes. On lui doit alors, entre autres, “Le Siècle de Louis le Grand“ et “Parallèles des Anciens et des Modernes“.
Il est surtout célèbre pour ses contes pour enfants, notamment les Contes de ma mère l’Oye publiés en 1697 sous le nom de son fils Perrault d’Armancour. On lui doit, entre autres, La Belle au Bois dormant, Le Chat botté, Les trois petits cochons, Cendrillon, Barbe-Bleue, Peau d’Âne écrit en 1694….

 

Il existait un royaume gouverné par un roi si bon, si grand et si aimé de tous qu’on le pensait le plus heureux des monarques. D’autant qu’il avait pour épouse la plus belle, la plus vertueuse des princesses et leur amour était un lien puissant entre eux.
Ils n’avaient eu qu’un enfant, une magnifique fille pourvue de mille grâces et qui alliait la bienveillance et la sagesse de son père à la beauté et la vertu de sa mère. Une famille fort heureuse en somme.
Le royaume ne souffrait d’aucune calamité, le bonheur y régnait pour tous et l’opulence se répandait à tous les niveaux. Le palais resplendissait de mille richesses. Les écuries du roi en étaient un des pôles majeurs. On y trouvait là les plus beaux spécimens de chevaux connus. Pourtant, bien en place et fort bien entretenu, régnait sur ce lieu un âne ! Vous avez bien lu. Le plus important personnage de ces écuries était un simple âne. Mais quel âne ! Sa litière, loin d’être souillée, offrait tous les matins de belles pièces d’or que l’on ramassait avec le plus grand soin. De là venait la fortune du royaume et tout le monde pouvait en bénéficier.
Un tel bonheur ne pouvait durer éternellement. Il arrive que la vie réserve de mauvaises surprises et c’est de la reine que vint le chagrin de tous. Un mal étrange la prit, le désespoir et la désolation s’emparèrent non seulement du roi, mais aussi de toute la population. Leur chère reine se mourait et le roi, inconsolable, avait beau faire venir les plus grands médecins, les meilleurs guérisseurs, rien ne parvenait à redonner la santé à la malade. Sentant sa dernière heure arriver, elle fit promettre au roi de se remarier avec une princesse aussi belle et vertueuse qu’elle, qui pourrait lui donner des fils afin de sauvegarder la paix du royaume. En effet, la princesse leur fille ne pouvait assurer la lignée.
A sa mort, le roi resta inconsolable. La princesse elle-même éprouvait un incommensurable chagrin. Pourtant, les Grands de l’Etat s’impatientaient. Il fallait, disaient-ils, que le roi choisît une princesse afin d’en avoir des fils pour lui succéder. L’infante ne pourrait qu’épouser un étranger et cela ne garantirait donc pas la pérennité du royaume. Le roi tergiversa bien un long moment, mais il dût se rendre à leur raison et promit de chercher une femme digne de la défunte. Il s’enquit donc d’une princesse digne de succéder à son épouse tant aimée. On lui apporta maints portraits, on lui présenta maintes princesses, duchesses et autres femmes pourtant fort belles et vertueuses, aucune ne trouvait grâce à ses yeux. Eperdu de douleur, il perdit un peu la raison. Un jour, il avisa l’infante, sa fille et trouva qu’elle réunissait non seulement la beauté de sa mère, mais aussi toutes ses vertus et bien plus. Le roi en tomba éperdument amoureux et décida qu’il devait l’épouser. Il consulta un druide, plus véreux que vertueux, qui le conforta dans cette idée et renforça ainsi la volonté du monarque à vouloir épouser sa fille.
La jeune princesse, en dépit de son chagrin, fut profondément choquée par cette lubie de son père. Elle trouva l’idée si monstrueuse qu’elle se précipita chez sa marraine, la fée des Lilas. La fée était avertie des idées saugrenues du roi. Bien évidemment, elle consola sa filleule et lui assura qu’elle était dans son droit de refuser une telle union contre nature. Par contre, dans l’état dans lequel se trouvait le pauvre homme, mieux valait ne pas le contrarier et essayer de gagner du temps.
« - Dites-lui que vous consentirez à la condition qu’il satisfasse quelque désir que vous éprouvez. Demandez-lui de vous offrir...
 

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