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Instantanés
Auteur : Sermanu
Date de publication : 02/09/2017
isbn : 978-2-9534938-RT-7.029

Sermanu partage avec nous ces instantanés de la pensée. Des réflexions posées comme autant de points d’exclamation. Une analyse parfois crue, parfois mélancolique de ce qui se passe en et autour de lui. Récits-Témoignages – 7 pages – 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Voici un auteur de talent. Que ce soit dans le style descriptif, pour nous faire découvrir sa campagne normande ou dans le style parodié, il excelle dans l’écriture et vous apprécierez son esprit mordant, sans toutefois tomber dans la méchanceté.

Nous vous proposons de découvrir son monde, un monde à part, le monde de ceux qui souffrent sans gémir, de ceux qui envient sans jalouser. Un monde particulier que nous côtoyons tous les jours, peuplé d’êtres auprès desquels nous passons sans les voir ou en feignant de les ignorer. Usant du style de Philippe Djian, Hervé Bazin, Alphonse Boudard, Jack Kerouac, et de son propre style, Serge nous parle de ce banc, lieu de rencontre insolite et pourtant offert à tous.

« J’ aime l’ introspection donc j’ analyse bien mes pensées et mes sentiments.
La vie originale que je mène me permet de posséder une vision originale de la société qui se ressent dans mes écrits ».
« J’habite à Bayeux, entre ville et campagne, dans un quartier populaire et vivant.
J’ai la quarantaine encore un peu adolescente ».
 

Je vais, pour tenter de te séduire, charmante lectrice, te raconter l’un des épisodes les plus douloureux de toute mon existence.

Mon horrible maladie psychique bouleversait tellement la vie de mes parents que ceux-ci auraient pu divorcer.

Il faut bien admettre que mon bilan personnel, (le manque de courage et la plus extrême incapacité à regarder la réalité en face), souffrait d’un profond déficit. Mâchoires serrées à me faire exploser les dents, front en sueur, j’attendais avec angoisse qu’ils me jettent avec l’eau du bain.

Si vous n’avez jamais été hué par tout un quartier, chère lectrice,...
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Lundi 28 mai

Temps chaud pour les touristes, beaucoup d’English qui viennent refaire le coup du 6 juin 44, libérer la France avec toute l’armada numérique, Nikon, Canon au poing. Il y a également dans les rues les habituels bourgeois qui promènent leur marmaille, leurs habits Devred, un sourire de bonheur éternel aux lèvres. Eternel parce que depuis toujours du bon côté de la barrière.

Eternelle bourgeoisie qui va à la messe le dimanche et partouze gentiment le soir, qui donne pour les pauvres à condition que ceux-ci le restent ; les restos du cœur, c’est bien pour eux.

La ville n’a pas bougé d’un iota depuis le Moyen-Age. Une belle ville avec ses citadins que l’on dorlote et ses voyous qu’on rééduque. Chaque ouvrier y possède un écran plasma et un divan en cuir ; c’est le progrès social. Même les dingos ne sont pas oubliés dans l’histoire. Le maire est à l’écoute...
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Sur mon banc, seul, je contemple le monde. Il est chaud comme la braise. Il est aussi sublime que pourri, merveilleux que décomposé. En entendant quelques idiomes étrangers se déposer dans mon oreille hypersensible, j’essaie alors de puiser dans mes souvenirs d’anglais et de norvégien, des langues étudiées à la Faculté de Caen. Hélas, dialectes étranges, vous m’apportez si peu de signifiés !
Mais le petit libidineux que je suis doit bien l’admettre, ce que je préfère encore, en ces temps de laves incandescentes, c’est déshabiller du regard toutes ces femmes qui passent. La plupart d’entre elles vous offrent les courbes ignescentes d’une jambe...

 

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