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La protection internationale des enfants en temps de conflits armés
Auteur : Ibrahim Ngila Kikuni
Date de publication : 19/08/2017
isbn : 978-2-9534938-A-1.062

Cet article d’Ibrahim Ngila Kikuni pose le problème de la protection des enfants lors de conflits armés. En effet, bien souvent l’enfant est pris en otage dans des guerres qui ne le concernent pas et se retrouve donc victime collatérale : embrigadé de force, blessé, séparé de sa famille, voire mort. Les lois internationales pour le protéger lui profitent-elles réellement ? ARTICLES – 27 pages – 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ibrahim NGILA KIKUNI de nationalité R.D. Congolaise, né le 03 mai 1989 à Bukavu / Sud-Kivu (RDC), marié à Stéphanie LUKABYA depuis le 30 décembre 2016. Détenteur d’un diplôme de licence en Relations Internationales et plusieurs formations dans le monde humanitaire ; je suis actuellement Assistant de premier mandat à l’Université Officielle de Bukavu (U.O.B.), département de Relations Internationales, Faculté des Sciences Sociales Politiques et Administratives. J’ai eu à enseigner aux humanités techniques sociales (Institut VANGU / Bukavu de 2009 à 2013) avant d’entrer dans le monde humanitaire comme chargé de genre, bonne gouvernance, suivi et renforcement des capacités des partenaires chez ZOA International à Baraka. Depuis octobre 2015, j’occupe aussi le poste de Gender Advisor pour le Programme IMAGINE chez Mercy Corps à Goma au Nord-Kivu et depuis octobre 2016, le même poste à Bukavu au Sud-Kivu / R.D.C. 

I. Bref historique des conflits armés à l’Est de la R.D.C.

D’aucuns soutiennent que la cause profonde des conflits armés en Afrique est l’immixtion des grandes puissances étrangères dans les affaires internes des Etats Africains. En effet, l’immixtion des grandes puissances extérieures dans le déclenchement ou l’entretien des guerres civiles en Afrique ne date pas d’aujourd’hui. Tel est le cas de la R.D.C. où, à l’Est du pays, les combats opposent groupes rebelles, milices et armée régulière. D’après plusieurs sources, tout commence au Rwanda. En effet, les inégalités et les injustices créent des tensions entre Tutsis et Hutus au Rwanda entre 1960 et 1994. Des massacres ont lieu épisodiquement et les responsables tutsis se réfugient dans les pays voisins, notamment en Ouganda, où ils créent le Front Patriotique Rwandais (FPR) avant de revenir pour reprendre le pouvoir au Rwanda, à la fin du génocide. Après les massacres (1994-1996), plus d'un million de Hutus fuient le Rwanda par peur des représailles du nouveau pouvoir dominé par les Tutsis revenus à Kigali. Ils traversent la frontière vers le Congo (rebaptisé Zaïre) et s'installent dans des camps au Nord-Kivu, avec la bénédiction du pouvoir de Mobutu. Parmi eux des civils, mais aussi des génocidaires, qui participeront à la création en 2001 des Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR). De 1998 à 2002, le pays, devenu République Démocratique du Congo (RDC) en 1997, est le théâtre d'une guerre régionale avec, en action, deux principales rébellions à savoir, le Mouvement de Libération du Congo (MLC), soutenu par l'Ouganda ; et les Tutsis du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) soutenu par le Rwanda.
Le gouvernement de la RDC, basé à Kinshasa, arme de son côté des milices d'autodéfense, les Maï-Maï et les FDLR (rebelles hutus rwandais) pour lutter contre les rebelles. En 2006, se posant en défenseur de la minorité tutsie congolaise, Laurent NKUNDA crée le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP). En janvier 2007, il accepte de faire entrer ses troupes dans un nouveau processus d'intégration à l'armée nationale ce qui lui permet de prendre légalement, en échange, le contrôle de territoires qu'il convoitait.
Le nouveau processus échoue. Les combats reprennent entre le CNDP et l'armée congolaise. Le premier reproche à l'armée de s'allier aux génocidaires hutus rwandais FDLR. De son côté, Kinshasa accuse Kigali de soutenir Laurent NKUNDA. Des combats ont lieu contre l'armée congolaise, mise en déroute en décembre 2007.
Malgré la signature d’un traité de paix en janvier 2008 (à la Conférence de Goma) entre le gouvernement congolais et 22 groupes armés identifiés, les combats entre les Forces armées de la RDC (FARDC), la FDLR, le CNDP, et d’autres milices armées continuent. Cependant, à partir de 2009, …
 

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