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EAUX VIVES
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 04/02/2017
isbn : 978-2-9534938-N-2.102

Une nouvelle touchante de Françoise Bacelon. Marie, accoudée au parapet, replonge dans ses souvenirs d’adolescente. Indifférente à la musique distillée par un violoniste des rues, au va-et-vient des passants, elle revoit ce vieux pont près duquel ils allaient tous jouer, alors.

Et ce jour, fatidique… NOUVELLES/FICTIONS – 5 pages – 1 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.

« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.

Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.

J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…

Peut-être une manière de transcender le quotidien… »
Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.
 

Accoudée au parapet, Marie fixait l’eau assombrie par l’arrivée du soir. Sur le pont, derrière elle, les gens se pressaient en cette fin de journée automnale pour rentrer chez eux, quelques étudiants se bousculaient en riant et le violoniste au coin de la rue jouait pour la nième fois de l’après-midi un extrait du Printemps des 4 Saisons de Vivaldi. A croire qu’une fois son morceau fini, quelqu’un s’empressait de remonter une clé invisible dans son dos pour qu’il reprît indéfiniment le même passage.

Marie toujours penchée sur le fleuve, releva le col de sa veste pour faire barrière au vent. Elle ne s’était pas laissée distraire par l’agitation derrière elle, concentrée sur le clapotis que faisait l’eau en heurtant le pilier et sur les reflets métalliques et mouvants des lumières de la ville qui donnaient un semblant de vie à cette masse liquide. Un feu tricolore en aplomb, quelques mètres plus loin, teignait l’eau par intermittence d’un halo rouge ou vert.

Le bruit du mouvement du fleuve la ramena instantanément dans son village. Et à la rivière.

***

C’était début juillet, juste quelques jours après la fin de l’année scolaire. La chaleur était étouffante depuis déjà deux jours et quelqu’un de la bande avait suggéré qu’ils aillent passer l’après-midi à la rivière, au vieux pont. Ils avaient pris leurs maillots de bain et leurs serviettes, des gâteaux secs, du chocolat et quelques bouteilles de soda...
 

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