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Le test
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 05/11/2016
isbn : 978-2-9534938-N-2.100

Max a mal dormi. La soirée de la veille lui revient en mémoire. Sarah lui a annoncé sa grossesse. Quelle répercussion cette annonce a-t-elle eu sur le couple ? Sont-ils prêts, l’un et l’autre, à assumer une telle responsabilité ? Vous le saurez en lisant cette superbe nouvelle de Françoise Bacelon. 8 pages - 1,00 euro - Nouvelles/Fictions

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.
 

 […]
Assis devant son bol fumant, il obligea sa mémoire à revenir sur ce qui s’était passé la veille. Il était rentré tôt, plus tôt que d’habitude pour une fois. Le vendredi, en général, quelqu’un (qui ?) prenait un malin plaisir à organiser une réunion en fin de journée qui empêchait de programmer quoi que ce soit pour la soirée. Sarah n’était pas encore rentrée de son dernier cours de danse. Comme tous les vendredis soir elle rentrerait épuisée par les gamins chahuteurs qu’il lui fallait canaliser pour obtenir quelques mouvements à peu près corrects.

Il se rappelait qu’il avait décidé, pour la détendre, de leur préparer un apéritif et qu’il lui avait fallu descendre chez le traiteur grec du quartier pour acheter quelques bricoles à grignoter avec la bonne bouteille de Châteauneuf du Pape qu’il avait rapportée. Le café trop chaud lui brûla la langue, mais faisait remonter les heures.

Il avait préparé l’apéritif, ouvert la bouteille de vin pour la laisser s’aérer, sorti deux verres et retapé les coussins du canapé. Il avait aussi lavé une salade pour le dîner et sorti des œufs ; il était décidé à préparer le repas et pensait accompagner la salade d’une omelette. Sa spécialité.

Il était content et pensait que Sarah le serait aussi. Il venait de décrocher un gros contrat qui leur permettrait de partir pour un voyage lointain dont ils rêvaient.

En attendant Sarah, il avait regardé à la télévision une chaine sportive qui diffusait un match de basket. Ce sport ne le fascinait pas particulièrement, mais il préférait encore ça aux jeux qu’il trouvait ineptes sur les autres chaînes. Il avait même commencé à goûter le vin en regardant le programme. Pour s’assurer qu’il était bon, s’excusait-il…

Il se rappela avoir regardé sa montre quand il avait entendu la clé de Sarah dans la serrure. 20 h 12. Décidemment, ce soir elle battait tous les records ! Il reconnu le bruit que son sac fit quand elle le déposa sur la console de l’entrée et se leva pour l’embrasser.

[…]

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