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L'heure du choix
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 09/04/2016
isbn : 978-2-9534938-N-2.096

De Françoise Bacelon : Partir… vers un autre avenir, vers une autre vie. Qui n’en a pas rêvé, un jour ? Le voilà prêt, aujourd’hui, à sauter le pas. Il n’a qu’à ouvrir la porte. Un dernier regard en arrière et soudain les souvenirs affluent, le submergent… Peut-il partir ? Nouvelles/Fictions – 3 pages – 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.

« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.

Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.

J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…

Peut-être une manière de transcender le quotidien… »
Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.
 

Paul s’arrêta devant le miroir de l’entrée pour vérifier sa tenue. Il redressa sa cravate, passa ses doigts écartés dans ses cheveux et regarda sa montre. 6h07. Il était très tôt ; personne ne bougerait avant 7h20 environ. Julia d’abord qui se chargerait comme tous les jours de réveiller les jumelles pour le lycée. Et un peu plus tard Max qu’il faudrait bien secouer deux ou trois fois avant qu’il daigne se lever. Cette idée lui fit esquisser un sourire qu’il abandonna dans l’instant. Ce matin n’était pas un jour comme les autres. Il était même unique. C’était un jour grave dont toute sa vie future dépendait. Il savait depuis des mois, peut-être même inconsciemment des années, qu’un jour il lui faudrait partir. Partir seul, même si cela signifiait quitter les siens. Quitter cette vie, pour respirer au gré de ses envies et non plus de ses obligations.

Et c’était aujourd’hui.

Pourquoi aujourd’hui ? Peut-être parce que c’était le jour du printemps et qu’il imaginait pour lui un renouveau semblable à celui de la nature. De nouvelles couleurs, de nouvelles odeurs, une nouvelle lumière. Laisser derrière lui des saisons grises et ternes de plus de vingt années pour enfin s’exposer au printemps et à l’été d’une vie qui serait vraiment la sienne.
Elle n’était pas encore très claire la vie qu’il se destinait, mais qu’importe !

Bien sûr, Julia et les enfants seraient atterrés à la lecture des quelques lignes qu’il avait déposées sur la table de la cuisine, mais tout à son départ, il n’envisageait que de très loin le chagrin qu’ils allaient ressentir. Il ne voulait pas –ne pouvait pas- se laisser distraire de son but par quelque sentiment extérieur, de peur de renoncer. Il était arrivé à ce jour après d’innombrables réflexions et rien ni personne ne devait lui barrer la route.

Il posa, sans bruit, sa main sur la poignée de la porte d’entrée derrière laquelle l’avenir commencerait. A l’instant d’ouvrir cette porte qui était pour lui le chemin de la liberté, il se retourna, ...
 

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