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Une sédentaire contrariée
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 28/11/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.025

Nous plongeons dans les pensées d’une ... valise, contrariée à l’idée de repartir en voyage. Suivons son cheminement spirituel tandis qu’elle nous détaille les difficultés de s’entasser dans un avion ou le bien-être procuré par ses stages en haut de l’armoire.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Et c’est reparti ! Nous sommes rentrées depuis à peine quinze jours et mademoiselle est déjà prête à  refaire ses bagages ! Et bien sûr elle m’emporte…
Mais moi, je n’aime pas les voyages. Je suis si bien en haut de mon armoire…
J’imagine déjà le programme.
 
A voir tout ce qu’elle a entassé sur son lit, et si je compare avec mon volume, je risque de mourir étouffée. Elle a de quoi en remplir deux, des valises. Et elle n’a que moi. Elle va donc tasser, tasser, tasser, pour finir par poser son pied sur mon couvercle afin de pouvoir me fermer. Je vous laisse imaginer la sensation !
 
Peut-être sera-t-elle même obligée de s’asseoir sur moi. Je me sens déjà craquer de tous les côtés ! Et elle rajoutera une sangle pour être sûre que je ne vais pas exploser dans l’aéroport ou à la sortie de la voiture. (Imaginez-moi, béante, vomissant la moitié de mon contenu au milieu du trottoir…). Et la sangle, elle va la serrer, serrer.
 
Et moi, ma respiration va s’arrêter. Je ne retrouverai tout mon souffle qu’une fois arrivée à bon port, soit plusieurs heures plus tard.
 
Ca, ce n’est que le début. Après il y a le voyage. Alors là, plusieurs éventualités s’offrent à nous et dont j’ai toujours la surprise au dernier moment.
 
Peut-être partirons-nous en voiture si le trajet n’est pas trop long et le temps pas trop détestable. Pas trop long, ça dépend pour qui. Imaginez-vous pendant quatre ou cinq heures enfermés dans le coffre de votre Clio. Je vois que déjà le voyage vous apparaît beaucoup moins agréable. Dois-je insister sur les chaos de la route ? Sur les coups de frein intempestifs qui me font valdinguer d’un bout à l’autre du coffre ?
Sur l’air rare et malodorant ? Et sur l’enfermement et le noir qui l’accompagne ? Je ne suis pas particulièrement claustrophobe, mais cinq heures dans  un demi-mètre carré dans la nuit absolue, je vous assure, ce n’est pas une partie de plaisir.

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