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Manuscrit trouvé dans une bouteille
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de publication : 27/02/2016
isbn : 978-2-9534938-N-2.094

Première histoire primée d'Edgar Allan Poe, cette nouvelle vous plongera dans un monde tourmenté, comme l'auteur a l'habitude de le faire et une atmosphère surchauffée en plein ouragan... GRATUITS- 19 pages 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ecrivain américain du 19e siècle, il est né EN 1809 à Boston et sera orphelin dès l’âge de trois ans. Adopté par la famille Allan, il fera des études classiques et littéraires. Fasciné par l’Angleterre mystérieuse, il se nourrit de ses histoires.

Manuscrit trouvé dans une bouteille sera primé au concours organisé par le Saturday Visitor de Baltimore. II devient rédacteur en chef du Souther Literary Messenger de Richmond. Sombrant dans l’alcoolisme et la drogue, il perd son emploi, mais un rebond avec Le Corbeau lui permet de se redresser quelque temps. Mais bien que d’une vive intelligence, il se brouille avec tout son entourage et vit misérablement.

On le retrouva, un jour, hébété sur un trottoir. Il mourut peu après à l’hôpital en 1849.
 

Après plusieurs années dépensées dans un lointain voyage, je m’embarquai, en 18.., à Batavia, dans la riche et populeuse île de Java, pour une promenade dans l’archipel des îles de la Sonde. Je me mis en route comme passager, - n’ayant pas d’autre mobile qu’une nerveuse instabilité qui me hantait comme un mauvais esprit.
Notre bâtiment était un bateau d’environ quatre cents tonneaux, doublé en cuivre et construit à Bombay, en teck de Malabar. Il était chargé de coton, de laine et d’huile des Laquedives. Nous avions aussi à bord du filin de cocotier, du sucre de palmier, de l’hile de beurre bouilli, des noix de coco, et quelques caisses d’opium. L’arrimage avait été mal fait, et le navire conséquemment donnait de la bande.
Nous mîmes les voiles avec un souffle de vent, et, pendant plusieurs jours, nous restâmes le long de la côte orientale de Java, sans autre incident pour tromper la monotonie de notre route que la rencontre de quelques-uns des petits grabs de l’archipel où nous étions confinés.
Un soir, comme j’étais appuyé sur le bastingage de la dunette, j’observai un très singulier nuage, isolé, vers le nord-ouest. Il était remarquable autant par sa couleur que parce qu’il était le premier que nous eussions vu depuis notre départ de Batavia. Je le surveillai attentivement jusqu’au coucher du soleil ; alors, il se répandit tout d’un coup de l’est à l’ouest, cernant l’horizon d’une ceinture précise de vapeur, et apparaissant comme une longue ligne de côte très basse. Mon attention fut bientôt après attirée par l’aspect rouge brun de la lune et le caractère particulier de la mer. Cette dernière subissait un changement rapide, et l’eau semblait plus transparente que d’habitude. Je pouvais distinctement voir le fond, et cependant, en jetant la sonde, je trouvai que nous étions sur quinze brasses. L’air était devenu intolérablement chaud et se chargeait d’exhalaisons spirales semblables à celles qui s’élèvent du fer chauffé. Avec la nuit, toute brise tomba, et nous fûmes pris par un calme plus complet qu’il n’est possible de le concevoir. La flamme d’une bougie brûlait à l’arrière sans le mouvement le moins sensible, et un long cheveu tenu entre l’index et le pouce tombait droit et sans la moindre oscillation. Néanmoins, comme le capitaine disait qu’il n’apercevait aucun symptôme de danger, et comme nous dérivions vers la terre par le travers, il commanda de carguer les voiles et de filer l’ancre. On ne mit point de vigie de quart, et l’équipage, qui se composait principalement de Malais, se couchât délibérément sur le pont. Je descendis dans la chambre, - non sans le parfait pressentiment d’un malheur.
 

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