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Sur l'eau
Auteur : Guy de Maupassant
Date de publication : 30/01/2016
isbn : 978-2-9534938-N-2.093

Cette nouvelle, tirée des Contes et nouvelles de la peur, les vertiges de l’imagination, fut publiée pour la première fois en 1876 dans le Bulletin français sous le titre En canot. Ici, il s’agit de la version publiée en 1881, sous le titre Sur l’eau dans le recueil La maison Tellier. LES GRATUITS - 7 pages

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Né le 5 août 1850 en terre normande, au château de Miromesnil, près de Dieppe, plus précisément, Guy de Maupassant suit sa mère à Etretat après la séparation de ses parents. Il part en 1870 à la guerre contre l’Allemagne puis est versé dans l’intendance à Rouen jusqu’en 1871.

Entré au Ministère de la Marine en 1872, il s’exerce à l’écriture sous la férule de Flaubert, lequel parviendra à le faire nommer au Ministère de l’Instruction Publique en 1979.

En dépit d’une santé fragile, Maupassant entreprend de nombreux voyages et écrit contes, romans, poèmes. Devenu célèbre, il quitte l’administration en 1880 et se consacre à l’écriture et aux voyages.
A partir de 1891, son état de santé devient inquiétant et, après une tentative de suicide à Cannes, en 1892, il est interné à Passy, et n’en sortira qu’à sa mort survenue le 6 juillet 1893.

Il n'a jamais oublié ses origines normandes et l'on retrouve cet amour de sa région dans nombre de ses écrits. Il décrit avec bonheur la vie des paysans normands, de la petite bourgeoisie et aborde aussi les hallucinations de la folie. Poussé par Flaubert, il participa aux soirées de Médan en publiant Boule de Suif. Il est surtout connu pour ses contes et nouvelles (La Maison Tellier, Contes de la Bécasse), mais a aussi écrit des romans comme Bel Ami. On retrouve également certains articles signés de sa plume dans des journaux. 

J’avais loué, l’été dernier, une petite maison de campagne au bord de la Seine, à plusieurs lieues de Paris, et j’allais y coucher tous les soirs. Je fis, au bout de quelques jours, la connaissance d’un de mes voisins, un homme de trente à quarante ans, qui était bien le type le plus curieux que j’eusse jamais vu. C’était un vieux canotier, mais un canotier enragé, toujours près de l’eau, toujours sur l’eau, toujours dans l’eau. Il devait être né dans un canot, et il mourra bien certainement dans le canotage final.

Un soir que nous nous promenions au bord de la Seine, je lui demandai de me raconter quelques anecdotes de sa vie nautique. Voilà immédiatement mon bonhomme qui s’anime, se transfigure, devient éloquent, presque poète. Il avait dans le cœur une grande passion, une passion dévorante, irrésistible : la rivière.
« Ah ! me dit-il, combien j’ai de souvenirs sur cette rivière que vous voyez couler là près de nous ! Vous autres, habitants des rues, vous ne savez pas ce qu’est la rivière. Mais écoutez un pêcheur prononcer ce mot. Pour lui, c’est la chose mystérieuse, profonde, inconnue, le pays des mirages et des fantasmagories, où l’on voit, la nuit, des choses qui ne sont pas, où l’on entend des bruits que l’on ne connaît point, où l’on tremble sans savoir pourquoi, comme en traversant un cimetière : et c’est en effet le plus sinistre des cimetières, celui où l’on n’a point de tombeau.
La terre est bornée pour le pêcheur, et dans l’ombre, quand il n’y a pas de lune, la rivière est illimitée. Un marin n’éprouve point la même chose pour la mer. Elle est souvent dure et méchante, c’est vrai, mais elle crie, elle hurle, elle est loyale, la grande mer ; tandis que la rivière est silencieuse et perfide. Elle ne gronde pas, elle coule toujours sans bruit, et ce mouvement éternel de l’eau qui coule est plus effrayant pour moi que les hautes vagues de l’Océan.
Des rêveurs prétendent que la mer cache dans son sein d’immenses pays bleuâtres, où les noyés roulent parmi les grands poissons, au milieu d’étranges forêts et dans des grottes de cristal. La rivière n’a que des profondeurs noires
 

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