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Il était mort, déjà
Auteur : Cary Devilseyes
Date de publication : 12/12/2015
isbn : 978-2-9534938-N-2.091

Une nouvelle de Cary Devilseyes, illustration de couverture de Claude Sterlin Rozema. Il se sent vide de l’intérieur, plus rien n’a de sens pour lui. Pourtant, son regard extraordinaire attire, surtout les femmes, mais voilà…
NOUVELLES/FICTIONS – 4 pages – 1,50 euro
 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

 Cary Devilseyes aime les situations étranges. Souvent, ses univers dérivent du réel à l’imaginaire ou au paranormal dans des atmosphères angoissantes. Parfois, pourtant, elle sait aussi écrire des poèmes et des nouvelles plus drôles ou tendres. Personne réservée naturellement, elle exprime dans l’écriture ses cauchemars, ses rêves, ses engagements.

Une personne à découvrir si ce n’est déjà fait.

Il était mort déjà. Sa vie n’était qu’une longue suite de heurts, de déceptions, de drames en tous genres. Oui, il se sentait vide, détruit de l’intérieur.

Il se regarda dans le miroir. Cela faisait une éternité qu’il n’avait pas pris le temps de s’observer. Rien, sur son visage, ne transparaissait des coups durs que la vie avait portés.

Ses longs cheveux bruns entouraient son visage émacié, lui donnant un côté artiste. Ses yeux restaient toujours le centre d’attraction des gens qu’il côtoyait. Leur couleur, déjà, surprenait. Ce bleu lumineux, rare, attirait irrésistiblement les regards. Personne ne voyait le reste : le corps devenu chétif, les mains aux doigts longs, un peu tordus, ses jambes légèrement arquées et son dos voûté du fait de sa haute taille qui l’obligeait à se pencher souvent pour passer une porte ou s’avancer dans les tunnels du métro…

Qui pouvait comprendre ses douleurs ? Qui pouvait imaginer combien il lui était difficile de vivre ? Ho ! Oui. Il était jeune encore, vif d’esprit, blagueur à l’occasion, on aimait son esprit caustique, seulement à l’intérieur il était mort.

Ces visions, ces voix qui lui soufflaient des idées morbides l’avaient rongé jour après jour. Il ne parvenait pas à en parler, à expliquer aux autres ce monde dans lequel il évoluait, depuis ce fameux jour, dès qu’il se retrouvait seul, entre les quatre murs de sa chambre. Au début, assommé par le coup, il n’y prêtait pas une grande attention. Enfant, il pensait que tout le monde était comme ça. Pourtant, au fil des années, il avait fini par comprendre que sa réalité n’était pas celle des autres, que ses mondes, que ses voix ne s’adressaient qu’à lui. Il s’était isolé de plus en plus pour fuir les moqueries et les regards suspicieux de ses congénères.

Il n’était pas fou au sens propre. Il faisait même partie de cette élite souvent méprisée par les gens ordinaires. Il avait, en quelque sorte, une double vie : …
 

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