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Rêves de soldat
Auteur : Laetita Gand
Date de publication : 05/12/2015
isbn : 978-2-9534938-N-2.090

Une très belle nouvelle de Laetitia Gand : Ah ! Marie ! Le doux souvenir de Marie qui lui permet de tenir le coup, là, au fond de sa tranchée… Il regarde souvent la photo qui l’accompagne depuis le début de cette guerre innommable… NOUVELLES/FICTIONS – 4 pages – 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Mère au foyer, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau dans les Vosges dans la région de Lorraine, je rêve de faire le métier d'écrivain. Dès 2010, j'ai eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu, mais cela m'a davantage déterminée à faire cavalier seule dans le domaine de l'écriture. Par hasard, j'ai été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né mon premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011. Beau tremplin ! Je souhaite montrer que mon talent ne s'arrête pas là. Il est difficile de percer dans ce métier, mais je suis tenace. J'écris depuis mon adolescence et pour moi c'est bien plus qu'une passion, c'est une vie qui se construit. 

Le jour où tout a basculé. Mobilisation ! On ne sait même pas user d'une arme. Faudra apprendre... On est jeune, on est fort. On apprendra vite... Mais, tout a basculé. Là-bas, c'est le chaos, l'enfer sur terre. Ça mitraille dans tous les sens. Ça bombarde, dans un boucan de tous les diables. Ils sont morts là, des cadavres désormais putrides et nauséabonds, à côté de moi. Des rats viennent s'abreuver de leur sang, grignoter leur corps, déchiquètent sans remords des bouts de chair. Instinct de survie. La boue nous submerge. Mes membres sont à moitié engourdis par le froid, rougis. J'ai mal, mais je fais avec. Il faut de toute façon. Je sors de la poche de mon pantalon une photographie d'elle, ma douce Marie. La photographie est froissée, salie, mais elle me permet de la revoir, de garder l'espoir. Je dessine de mon doigt le contour de son visage si délicat. Gros manque d'elle...

Elle, sur une botte de paille, riant aux éclats et se moquant de moi. Ses joues roses de l'effort, son front perlé. Son rire à me damner. Elle est magnifique. Elle me jette des brins de paille, malicieusement. Je ris. Elle saute de son piédestal, atterrit sur moi. On est comme deux fous, heureux. Le père nous engueule de ne pas bosser… Nos préférences sont ailleurs...

La boue. Encore la boue. Je me sens dégueulasse. J'ai froid. Je grelotte. J'ai pas envie de crever dans son trou à rats. Je remonte mon col. L'arme près de moi. Prêt à tirer... Les obus ne passent jamais bien loin et nous éclaboussent de terre et de boue. Chaque fois, je remercie le ciel de m'avoir épargné. La peur ne me quitte plus, mais je n'en montre plus rien. Mon visage reste de marbre. Je dois juste survivre. Un jour viendra où tout s'arrêtera.

Je l'ai embrassée. Sa bouche rouge comme une cerise,
 

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