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La panthère aux yeux d’or
Auteur : Angeline Cacciozo
Date de publication : 25/03/2015
isbn : 978-2-9534938-Je-6.026

La panthère aux yeux d'or : Deux petites panthères viennent de naître dans la jungle. Mais voilà que l’une d’elle n’a pas les yeux de la même couleur que tous les autres membres de la famille. Et la voilà rejetée par tous… Mais la vie réserve parfois des surprises… Un joli conte d’Angeline Cacciozo écrit pour ses enfants. 0,50 € - 4 pages – Jeunesse/contes 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Jeune mère, Angeline a créé pour ses enfants des contes. Très inspirée, elle sait utiliser un langage imagé et féérique dans lequel ses personnages prennent des formes diverses, animales ou humaines. Elle puise aussi bien dans le quotidien que dans ses souvenirs d’enfance les histoires qu’elle raconte. Il lui arrive aussi de s’inspirer de vieilles légendes étrangères pour nous transporter dans d’autres mondes. 

Au fin fond de la jungle, naquirent un jour deux petites panthères noires. Toutes petites. Lorsque la première ouvrit les yeux, on vit avec satisfaction qu’elle avait hérité de la belle couleur verte de ses parents, dont toute la famille s’enorgueillissait. Mais, ô stupeur ! Lorsque la deuxième fixa son regard sur le monde, elle avait des yeux couleur d’or rouge !
- Aucun de mes ancêtres n’a eu les yeux jaunes dans ma famille ! cracha papa panthère en fixant sa femme d’un air soupçonneux.
- Et dans la mienne encore moins, rétorqua maman panthère, très vexée.
- Je me demande bien de qui elle tient cette étrange couleur, en tout cas, il n’est pas question qu’elle reste avec nous ! dit le père
- Mais enfin, c’est notre fille tout comme l’autre, plaida la mère.
- Fais ce que tu veux, mais ne compte pas sur moi pour l’élever, répliqua papa panthère, puis, tournant le dos à la petite famille, il partit dans l’épaisse forêt.

De ce jour, la pauvre petite panthère fut négligée par sa mère. Elle devait attendre que sa sœur ait bu presque tout le lait pour accéder aux tétines et elle fut la première à être sevrée. On lui laissait ce qu’on ne pouvait plus consommer. La plupart du temps elle devait se contenter de sucer quelques os, parfois, les jours de chance, il restait encore un peu de viande. Elle était maigre, souvent sale car sa mère ne lui faisait jamais sa toilette comme à sa sœur, mais elle survivait, tant bien que mal, malgré tout elle n’arrivait pas à grandir aussi vite que sa jumelle.
Partout dans la jungle, la nouvelle se répandit qu’une panthère aux yeux d’or était née dans une famille de panthères aux yeux verts. Tout le monde en riait et l’on appela très vite la pauvre petite panthère Bâtarde.
Elle se promenait souvent seule, triste, sans aucun ami. Tous se moquaient d’elle et elle ne voulait pas entendre les rires des autres, surtout ceux des singes qui ne se privaient pas de jeter, à l’occasion, sur son passage, des fruits pourris. Quant aux animaux plus petits, ils fuyaient sitôt qu’elle approchait, si bien qu’elle se retrouvait toujours seule. Même sa sœur refusait de lui adresser la parole, prétendant qu’elle avait le regard mauvais. Et sa mère l’observait parfois d’un air bizarre, lui reprochant d’être la cause de la désertion de son père.
A force de s’entendre toujours appeler Bâtarde, elle en avait oublié jusqu’au nom qu’on lui avait donné à sa naissance, fort joli pourtant
 

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