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Le corps de mon père
Auteur : Laetitia Gand
Date de publication : 10/03/2015
isbn : 978-2-9534938-N-2.081

Où est le corps de mon père? Hier encore, je lui tenais la main.
Pourquoi ne se montre-t-il pas? Pourquoi ne touche-t-il pas la terre de sa main?
Et ce monde de théâtre qui m'ennuie... Papa, je t'aime. Reviens.

Le décès d'un proche est toujours un moment douloureux à traverser. Malgré l'attention de l'entourage, les sentiments ressentis nous plongent dans la solitude. Cette nouvelle de Laetitia Gand illustre bien cet état. Un texte très émouvant et fort bien écrit. Nouvelles/Fictions - 5 pages - 1,00 euro 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Mère au foyer, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau dans les Vosges dans la région de Lorraine, je rêve de faire le métier d'écrivain. Dès 2010, j'ai eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu, mais cela m'a davantage déterminée à faire cavalier seule dans le domaine de l'écriture. Par hasard, j'ai été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né mon premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011. Beau tremplin ! Je souhaite montrer que mon talent ne s'arrête pas là. Il est difficile de percer dans ce métier, mais je suis tenace. J'écris depuis mon adolescence et pour moi c'est bien plus qu'une passion, c'est une vie qui se construit. 

Et un jour son souffle ne s’est plus échappé de ses lèvres fines. Ce souffle chaud de vie qui me caressait le visage à son approche ou la peau de ma joue lorsqu’il posait un baiser sur ma joue. Je lui tenais la main encore et le relâchement de ses doigts m’a fait soudain frémir. Cette vie écoulée brusquement, dans le vide du temps et de l’espace. Ses yeux encore ouverts, dont j’ai pris soin, main tremblante, de refermer les paupières pour l’éternité. Mais comment peut-on parler d’éternité alors que ce corps encore chaud, sera tiède puis froid comme de la pierre sans soleil, alors que le sang ne s’écoulera plus jamais dans les veines bleues, que les organes ne serviront plus et que l’odeur de pourriture fera place à l’odeur de la vie et du sang chaud, alors que le cœur a cessé ses battements réguliers qui permettent les belles émotions humaines, l’amour comme la peine… ?

Il ne m’a jamais dit Je t’aime. Moi non plus. Le savait-il que je l’aimais ?

Et déjà le bruit pesant du silence, chaque craquement des murs plus perceptible, la goutte d’eau du robinet de l’unique lavabo, le dernier goutte à goutte des tubes qui le maintenaient en vie et l’électrocardiogramme qui dessine cette dernière ligne droite parfaite, comme son départ vers, je l’espère, un monde meilleur, et cette alarme assourdissante qui fait accourir l’infirmière…
 

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