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Continent Femme
Auteur : Sermanu
Date de publication : 21/10/2014
isbn : 978-2-9534938-N-2.076

Continent Femme, nouvelle brève de Sermanu. Solitaire dans la quarantaine, il se sent attiré par les jeunes femmes un peu aguicheuses. C’est alors qu’il fait la connaissance de Millie. Millie, qui va lui faire vivre une expérience particulière.

3 pages. Nouvelles/Fictions

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Présentation : Voici un auteur de talent. Que ce soit dans le style descriptif, pour nous faire découvrir sa campagne normande ou dans le style parodié, il excelle dans l’écriture et vous apprécierez son esprit mordant, sans toutefois tomber dans la méchanceté.

Nous vous proposons de découvrir son monde, un monde à part, le monde de ceux qui souffrent sans gémir, de ceux qui envient sans jalouser. Un monde particulier que nous côtoyons tous les jours, peuplé d’êtres auprès desquels nous passons sans les voir ou en feignant de les ignorer. Usant du style de Philippe Djian, Hervé Bazin, Alphonse Boudard, Jack Kerouac, et de son propre style, Serge nous parle de ce banc, lieu de rencontre insolite et pourtant offert à tous.

« J’aime l’introspection donc j’analyse bien mes pensées et mes sentiments.
La vie originale que je mène me permet de posséder une vision originale de la société qui se ressent dans mes écrits ».
« J’habite à Bayeux, entre ville et campagne, dans un quartier populaire et vivant.
J’ai la quarantaine encore un peu adolescente ».

Elle avait un peu l’allure de Depardieu, Millie, voyou et rires gros.

En fait, si elle ne fut jamais à proprement parler une jolie femme, son charme évident trouvait son origine dans une personnalité de femme-enfant. C’était un peu comme si Anaïs Nin et elle eurent fusionnées dans un feu de l'enfer dont le résultat les trouvait profondément altérées psychologiquement.

Mais Millie, contrairement à l'évanescente britannique, n’avait pas la littérature pour se sauver de l’enfer. Non, on lui proposait seulement, pour éliminer d'étranges images et l'obsession de la Camarde, quelques pilules anesthésiantes aux couleurs joli-jolies. On pourrait les prendre pour des bonbons.

Pour la parlotte, on lui adjoignait une fois par mois un psy plus ou moins intéressé par son cas et qui, avec une franche dose de désinvolture et de décontraction, lui donnait soit son blanc-seing, pour persévérer droitement dans la société, soit un aller-simple pour le pavillon des incurables. C'est là que Millie, en force, est entrée dans ma vie.

Moi, qui étais un homme jeune, bien qu'arrivé à l'instant critique de la démographie officielle, je me sentais de plus en plus attiré par des jeunettes aguicheuses qui vous montraient, du moins l'imaginais-je, une science des caresses qu'on eut cru facilement trouvée chez leurs mères.

En attendant toujours ce miracle, mon corps me faisait mal à force de ne pas servir à l’amour.

C’est alors que Millie est entrée dans ma vie avec le fracas d'une reine capricieuse. Peu à peu, son déséquilibre influait avec ses crises enfantines d’égoïsme, son incapacité à vivre avec les autres ou, si elle le faisait, uniquement sur le mode de la provocation.
Avec ses yeux mêlés d'or et d'agate, elle symbolisait une certaine forme de femme. Millie, elle avait quelque chose d'un petit mec, si on l’analysait de près.
Un jour elle me dit, rigolarde

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