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Recherche d’identité
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 03/06/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.022

Il est noir. C’est un grand classique dans son milieu. Oui, mais voilà ! Ca ne lui plaît pas du tout. Et il nous emmène, d’une couleur à l’autre, dans un univers multicolore...

Françoise Bacelon, dans son recueil Chroniques peu ordinaires, a su donner vie à un certain nombre d’objets. Elle leur donne une âme, des sentiments, des idées d’indépendance avec un brio étonnant.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Je confirme : je ne devrais pas être noir. Mais non, je vous ai déjà dit tout à l’heure que ça n’avait rien à voir avec le racisme.

C’est vrai que personnellement je n’aime pas beaucoup le noir, je trouve ça triste, et même si vous me dites tous que le noir, c’est chic, je m’en fiche. Je ne tiens pas à être chic ; je veux juste être logique. Pour quelle raison, objective, suis-je noir ?

Quelqu’un parmi vous peut-il me le dire ? J’entends l’un de vous me dire que pendant des siècles la couleur n’a pratiquement pas existé et que quand nous avons été inventés, nous étions tous noirs. Vous parlez d’une justification ! Je ne vois pas pourquoi on ne nous a pas fabriqués de toutes les couleurs : rouges, verts, bleus, et noirs aussi.

Je vais vous donner des exemples.

Le noir, moi je l’aurais mis pour la musique de gospel, de blues, de jazz (pas tout le jazz). Pas parce que les chanteurs et les musiciens sont noirs, mais parce que c’est une musique qui fait pleurer, même les instruments pleurent ( écoutez la trompette de Miles Davis et dites-moi si elle ne vous arrache pas quelques larmes). Peut-être aussi pour le rap -là pas pour la musique- mais pour les textes qui  racontent le noir de la vie.

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