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Mort d’un capitaine
Auteur : Victor Hugo
Date de publication : 09/09/2014
isbn : 978-2-9534938-RT-7.027

Le capitaine Harvey, marin chevronné de la marine anglaise, dirigeait de main de maître son bateau « le Normandy », jusqu’au jour où il fut heurté par « La Mary ». Victor Hugo, nous raconte, ici la fin d’un homme, mort en héros pour sauver ses passagers. 6 pages – Les Gratuits

Remarques : Ce document comporte également un extrait de lettre de Victor Hugo au capitaine Harvey, d'une lettre de Victor Hugo à un journal anglais suite au naufrage et de quelques explications sur les appellations maritimes.

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Est-il besoin de présenter ce grand, cet immense auteur qu’était Victor Hugo ? Il s’est essayé à la poésie, au théâtre, au roman, à tous les genres de la littérature et reste, encore aujourd’hui, un phénomène.

Il s’adonnait aussi au dessin et a illustré nombre de ses romans. Condamné à l’exil, il a beaucoup souffert de la disparition de sa fille et l’on ressent dans les romans qu’il a écrits par la suite, toute l’étendue de la tristesse qui l’habitait. C’est à partir de ce moment qu’il a obligé ses personnages principaux à subir un sort tragique.

L’empreinte de cet immense écrivain perdure et c’est tant mieux !

Né en 1802 (Ce siècle avait deux ans…) à Besançon, fils d’un général d’Empire, il se consacre très vite à l’écriture. Après la mort de Léopoldine, il se dirige vers la politique et devient député en 1848. Contraint à l’exil après le coup d’état du 2 décembre 1851, il se réfugie sur les îles anglo-normandes, ce qui lui permit de s’adonner à la satire (Les Châtiments). Il écrit également durant toute cette période La Légende des Siècles, Les Misérables, Les Travailleurs de la mer entre autres œuvres. Il rentre en France en 1870. A sa mort, en 1885, ses cendres sont transférées au Panthéon.

Dans la nuit du 17 mars 1870, le capitaine Harvey faisait son trajet habituel de Southampton à Guernesey. Une brume couvrait la mer. Le capitaine Harvey était debout sur la passerelle du steamer , et manoeuvrait avec précaution, à cause de la nuit et du brouillard. Les passagers dormaient.

Le Normandy était un très grand navire, le plus beau peut-être des bateaux-poste de la Manche, six cents tonneaux , deux cent vingt pieds anglais de long, vingt-cinq de large ; il était “jeune“, comme disent les marins, il n’avait pas sept ans. Il avait été construit en 1863.

Le brouillard s’épaississait, on était sorti de la rivière de Southampton, on était en pleine mer, à environ quinze milles au-delà des Aiguilles. Le packet avançait lentement. Il était quatre heures du matin.

L’obscurité était absolue, une sorte de plafond bas enveloppait le steamer, on distinguait à peine la pointe des mâts.

Rien de terrible comme ces navires aveugles qui vont dans la nuit.

Tout à coup, dans la brume, une noirceur surgit, fantôme et montagne, un promontoire d’ombre courant dans l’écume et trouant les ténèbres. C’était la Mary, grand steamer à hélice, venant d’Odessa, allant à Grimsby, avec un chargement de cinq cent tonnes de blé ; vitesse énorme, poids immense. La Mary courait droit sur le Normandy.

Nul moyen d’éviter l’abordage, tant ces spectres de navires dans le brouillard se dressent vite. Ce sont des rencontres sans approche. Avant qu’on ait achevé de les voir, on est mort. La Mary, lancée à toute vapeur, prit le Normandy par le travers, et l’éventra.

Du choc, elle-même, avariée, s’arrêta.
Il y avait sur le Normandy vingt-huit hommes d’équipage, une femme de service, la stuartess , et trente et un passagers, dont douze femmes.

La secousse fut effroyable. En un instant, tous furent sur le pont, hommes, femmes, enfants, demi-nus, courant, criant, pleurant.

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