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Tout simplement, des paroles d’hommes…
Auteur : Boris Phillips
Date de publication : 04/07/2014
isbn : 978-2-9534938-Ro-4.015

Quatre intellectuels se réunissent: ils parlent, bougent différemment; ils n'ont pas la même approche philosophique de la vie.


Ce qui les rénuit ? Le besoin d'analyser l'homme comme "être sexué masculin" au travers de ses diverses formes de sensualité et de leurs réalisations.


L'auteur aime à préciser, souriant en penchant la tête sur une épaule : «Je n'ai pas voulu faire un ouvrage de morale, mais un bouquin de morales pluralistes... Certains ne vont pas aimer... Franchement, cela ne va rien changer à ma façon de voir la vie !».

Remarques : Un extrait de ce roman se trouve sur "monbestseller.com"

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

De sa (trop longue) carrière à la "Sainte Éducation Nationale", Boris Phillips a gardé le goût de la belle langue et de la culture !

Il se veut "polygraphe", dans le but de toucher à tous les styles !

Il faut le voir, la tête légèrement inclinée vers une épaule: «Je ne crois pas en l'autobiographie... Même si Flaubert disait... Je prends des expériences vécues et partagées ; les personnages en font leurs discours !».

1/ Des esthètes non ingénus.

- La terrasse de ''À la Cocarde'' est écrasée sous un ciel d’azur et un soleil de plomb.
À l’arrière plan, il y a un port, avec des navires aussi bien gréés que motorisés. Un “juke-box“ invisible égrène des musiques: pour l'instant, c'est ''Walk on the wild side'' de Lou Reed.
Des parasols multicolores offrent de l’ombre à des consommateurs plus ou moins imbibés ; plus ou moins brûlés ; portant des tenues plus ou moins ridicules, colorées et voyantes.
Trois personnages, que nous décidons de nommer principaux, retiennent notre attention : un sexagénaire barbu et exubérant vêtu d'un pantalon de toile qui fut blanche, d'un veston bleu défraîchi et d'une casquette marine à coiffe blanche d’été ; un septuagénaire droit et digne affublé d’un costume de collège anglais et coiffé d’un coquet Panama clair ; enfin, un barman lunaire, dans les trente-cinq ans, en pantalons noirs, chemise blanche et nœud papillon, il a le crâne rasé.
Les deux originaux sont assis face à face au même guéridon et s’expliquent devant une coupelle de kémia en sirotant leurs breuvages. Le troisième passe mollement et distraitement des coups de torchons sur les tables qui se vident, prend et sert les commandes de celles qui se remplissent; sa tâche semble ne l’intéresser que de façon épisodique, son esprit étant plus occupé à suivre la conversation des deux autres.

*
* *

- L’homme à la casquette prend la parole, faisant force gestes afin d’illustrer ses propos : il retire et remet constamment son couvre-chef ; le claque sur la table ; gratte et tire les poils de son menton.
- «Pendant le long temps où je fus Seeingenieur !
Et cela représente un sacré foutu nombre de baux !!
Je n'ai jamais connu un soleil aussi brillant avec une température aussi douce, du moins pour une fin de mois de juin. Les voiliers doivent avoir une sacrée peine à naviguer dans ce décor pour touristes !».
Un geste approbateur de son ami, fait avec la main droite, presque une bénédiction, l’incite à poursuivre. Ce qu'il fait en haussant le ton au fur et à mesure, au grand ébahissement des estivants et à la grande joie de l'homme de service.
- «Tu vois Campbell, il est vrai que la mer est diablement fugace et que seule die kleine Nadel du baromètre permet de la prévoir !
Une si petite chose qui permet d’en prévoir une si grande. Peux-tu imaginer Le ''Tsunami'' ??
La minuscule aiguille de métal qui voit venir La gigantesque lame. Tout cela n’est pas quantifiable. C’est presque du Néant !!!
Un vide qu'il faudrait combler !!
Et cette connaissance de la mer que je possède est comme celle de la femme : il faut l’emplir. Cette appréhension, il faut la colmater, l'obturer par une Bon Dieu de parabole à caresses : nos Sexes !».
Le compère chapeauté articule à son tour, sa gestuelle est beaucoup moins exubérante que celle de son compagnon : il prend précieusement une olive ; la porte à sa bouche ; il est droit sur sa chaise et son sourire est amusé.
- «Mais nous n'avons pas encore usé de tous nos pouvoirs d'hommes mon ami Heinrich, il est encore possible d'agir sur les éléments !
Tiens, regarde-nous, depuis que nous avons fondé notre groupe de parole sur la sexualité masculine, j'ai la nette impression d'être beaucoup plus acteur qu'agi !!
Prenons un exemple à la limite de l'absurde: un homme lit un sujet de mathématiques ou de philosophie ; aussitôt, il sort son sexe de son pantalon. Plus la question est éloignée de ses préoccupations intellectuelles, plus il le sort de son cotillon !».
L'autre se gratte la barbe avant de reprendre, faisant de grands mouvements du bras gauche.
- «Tu as raison l'aîné. Continuons dans ce registre quoique, à mon avis, il n'y ait rien d'incohérent à cela !
Depuis que j'étudie des thèmes divers et variés j’exhibe ma verge; pas de façon tangible, selbstverständlich !!
Plus le texte est sain, plus je suis malsain. Seulement, il n'y a pas d'effet de réciprocité : plus la teneur est pernicieuse ; plus je montre, intellectuellement, mes attributs encore et encore !».
Campbell s'évente distraitement de son panama, dégustant un nouveau fruit gorgé d'huile.
- «Si je te suis bien mon cher, seuls les écrits neutres laissent ton appendice indifférent ?».
Le marin sourit, rejetant sa coiffe sur sa nuque.
- «Il y a foutrement de ça. Mais, il y a surtout une interrogation plus actuelle !
Je nous demande comment unser Freund Ernest va parvenir à reprendre la conversation avec nous. Lui qui fait de l'interprétation psychologique à longueur de journée devant des petits crétins de sauvages, qui se moquent bien de sa ''Kultur'' !!
Il en est de même de Ramon. Après tout, cela fait bien longtemps que nous n'avons pas été réunis en séance plénière !».

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