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Aurore
Auteur : Melrika Roffray
Date de publication : 14/05/2014
isbn : 978-2-9534938-N-2.072

Il l’a repérée dès son arrivée. Il ne peut pas expliquer ce qui l’attire chez elle, mais il sait qu’elle est faite pour lui, qu’ils sont faits l’un pour l’autre. Le but, maintenant, est de la convaincre, elle. Et ça…

Une nouvelle d’une sensualité, d’une poésie à couper le souffle, à la Melrika Roffray, qui enflammera tous vos sens. Bouleversant ! Nouvelles/Fiction – 39 pages

Remarques : Ce texte est accompagné de trois poèmes inédits de Melrika.

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ah ! Melrika ! C’est la douceur, la tendresse, l’émotivité exacerbée. On ne la connaissait pas dans ce registre amoureux. Elle surprend.

Ses nouvelles sont un régal entre légendes inventées, contes médiévaux, histoires mélancoliques. Un mot peut éveiller en elle tout un univers qu’elle pose sur le papier avec beaucoup d’émotion. Ce fut le cas pour la nouvelle « la tristesse d’Henri », née du mot LIT. Son imagination lui inspire souvent des œuvres presque magiques, inspirées de croyances et de superstitions populaires.

Vous n’hésiterez pas à la suivre sur les traces de cette louve si humaine, ou dans ses poèmes d’une infinie tendresse.

Il sent qu’elle frissonne, l’entoure de son bras.
- Aurore glacée, que caches-tu dans ton cœur ?
Elle ne répond pas. Laisse filer le temps. Il la serre un peu plus contre lui. Elle ne se raidit pas, repliée sur elle-même, les bras croisés autour de son ventre.

Il a resserré son étreinte. Un peu trop. Elle se sent emprisonnée dans ce bras d’homme. Elle aimerait se dégager, c’est devenu trop dangereux pour elle. Ne te mens pas à toi-même, tu aimes ce contact, tu aimes sentir cette chaleur qui t’enveloppe. Il ne faut pas. Je ne veux pas me laisser prendre à son jeu. Ça fait trop mal ensuite, quand tout se finit.

Il a senti son malaise. Il retire son bras, mais reste collé contre elle. Elle laisse échapper un léger soupir. De soulagement ? il ne saurait dire. Son corps palpite.
- A quoi penses-tu ? dit-il dans un souffle.
- Je me demande ce que tu me trouves.
- Ha ! ha !
- Pourquoi ris-tu ?
- Tu me fais rire. Tu es si … coincée.
- Je ne suis pas coincée !
- Une coquille d’huître.
- Qu’est-ce que tu cherches ? Une aventure de vacances ?
- Non, les aventures de vacances ne m’intéressent pas. Trop futiles, trop éphémères.
- Alors ?
- Je ne sais pas. A te conquérir, peut-être ?
- Me conquérir ? Ai-je l’air d’une citadelle ?
- Une citadelle imprenable. Mais j’ai une âme de conquérant.
- Oh ! et une fois la conquête accomplie tu me brûleras.
- Alors nous nous brûlerons tous les deux.
- Je ne comprends pas.
- Il n’y a rien à comprendre. Tu m’as enserré dans ta toile.
- Houla ! je ne suis pas une araignée. J’en ai horreur.
- Alors, disons que je veux abattre tes remparts.
- Ce serait dangereux.
- Un conquérant n’a pas peur du danger. Je veux t’aimer.
- Un peu rapide, non ?
- Le coup de foudre, ça ne te dit rien ?
- Je n’y crois pas.
- Et pourtant, ça arrive comme la foudre.
- C’est mortel.
- Une douce mort entre tes bras.
- Douce ? non, foudroyante.

Il sent qu’elle se relâche. De la main, il caresse ses cheveux, descend dans son cou. Elle frémit, tout en gardant ses bras bien serrés contre elle. Haha ! la demoiselle est sensible. Il continue sa descente dans le dos. Elle se cabre, tente de retenir son bras.

Des vibrations intenses la submergent. La main, sur elle, s’agite un peu, déclenche des courants électriques le long de sa peau. Elle devrait se relever, lui échapper, mettre fin à ces ondes qui la bouleversent jusque dans ses entrailles. Le souffle de l’homme sur elle l’emporte loin, très loin, dans un désir profond et sauvage de s’abandonner. Elle voudrait se soustraire au désir qui s’empare d’elle, qui l’anéantit et la transporte à la fois. Elle plonge quelques instants dans une immensité sans fond, sa volonté réduite à néant, perdant toute notion du temps, de l’espace, ses sens aiguisés à leur paroxysme.

Dans un ultime sursaut de conscience, elle se relève, s’éloigne. Il la rattrape, la tourne face à lui, l’enlace et la prend en un long baiser langoureux qui la plonge dans une profonde confusion. De sa langue, il force le barrage des lèvres, la fouille jusqu’à ce qu’il la sente faiblir.

Une chouette hulule au-dessus d’eux, les faisant sursauter. A peine la lâche-t-il qu’elle s’enfuit en courant. Il la regarde partir, un sourire narquois aux lèvres, sûr de l’ascendant qu’il peut avoir sur son corps. Pour le cœur, ce sera une belle bataille.
- Enfuis-toi, je sais que nous nous reverrons, je ne te laisserai pas m’échapper, murmure-t-il en secouant la tête, avant de lui lancer « A demain ».

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