Vous avez 0 article dans votre panier   
Catalogue


  PDF

Téléchargement PDF ou EPUB






Le chat noir
Auteur : Edgar Allan Poe
Date de publication : 25/03/2014
isbn : 978-2-9534938-N-2.070

Je n’aurai qu’une idée à vous transmettre concernant cette nouvelle d’Edgar Allan Poe : ne maltraitez jamais un chat noir ou il pourrait bien vous en cuire !


Charles Baudelaire s’est appliqué à traduire les Histoires extraordinaires puis Les Nouvelles Histoires Extraordinaires d’Edgar Allan Poe.


Le chat noir, que nous présentons ici, fait partie du volume des Nouvelles Histoires Extraordinaires.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Né à Boston, en 1809, cet écrivain américain, poète, nouvelliste et journaliste, est un être tourmenté. Orphelin à trois ans, il est adopté par une famille bourgeoise de Richmond du nom d’Allan. Très attiré par les œuvres mystiques, les sciences naturelles, l’étude des cosmogonies, il montre un esprit torturé et un caractère intraitable. Sombrant dans l’alcoolisme, il meurt à Baltimore en 1849.

Dès mon enfance, j’étais noté pour la docilité et l’humanité de mon caractère. Ma tendresse de cœur était même si remarquable qu’elle avait fait de moi le jouet de mes camarades. J’étais particulièrement fou des animaux, et mes parents m’avaient permis de posséder une grande variété de favoris. Je passais presque tout mon temps avec eux, et je n’étais jamais si heureux que quand je les nourrissais et les caressais. Cette particularité de mon caractère s’accrut avec ma croissance, et, quand je devins homme, j’en fis une de mes principales sources de plaisir. Pour ceux qui ont voué une affection à un chien fidèle et sagace, je n’ai pas besoin d’expliquer la nature ou l’intensité des jouissances qu’on peut en tirer. Il y a dans l’amour désintéressé d’une bête, dans ce sacrifice d’elle-même, quelque chose qui va directement au cœur de celui qui a eu fréquemment l’occasion de vérifier la chétive amitié et la fidélité de gaze de l’homme naturel.

Je me mariai de bonne heure, et je fus heureux de trouver dans ma femme une disposition sympathique à la mienne. Observant mon goût pour ces favoris domestiques, elle ne perdit aucune occasion de me procurer ceux de l’espèce la plus agréable. Nous eûmes des oiseaux, un poisson doré, un beau chien, des lapins, un petit singe et un chat.
Ce dernier était un animal remarquablement fort et beau, entièrement noir, et d’une sagacité merveilleuse. En parlant de son intelligence, ma femme, qui au fond n’était pas peu pénétrée de superstition, faisait de fréquentes allusions à l’ancienne croyance populaire qui regardait tous les chats noirs comme des sorcières déguisées. Ce n’est pas qu’elle fût toujours sérieuse sur ce point, - et, si je mentionne la chose, c’est simplement parce que cela me revient, en ce moment même, à la mémoire.
Pluton –c’était le nom du chat- était mon préféré, mon camarade. Moi seul, je le nourrissais, et il me suivait dans la maison partout où j’allais. Ce n’était même pas sans peine que je parvenais à l’empêcher de me suivre dans les rues.
Notre amitié subsista ainsi plusieurs années, durant lesquelles l’ensemble de mon caractère et de mon tempérament, -par l’opération du Démon Intempérance, je rougis de le confesser,- subit une altération radicalement mauvaise. Je devins de jour en jour plus morne, plus irritable, plus insoucieux des sentiments des autres. Je me permis d’employer un langage brutal à l’égard de ma femme. A la longue, je lui infligeai même des violences personnelles. Mes pauvres favoris, naturellement, durent ressentir le changement de mon caractère. Non seulement je les négligeais, mais je les maltraitais. Quant à Pluton,...

Produits associés

Commentaires des internautes

Commentaires :