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A quand tu veux...
Auteur : Laetitia Gand
Date de publication : 18/03/2014
isbn : 978-2-9534938-N-2.068

Laetitia Gand, à travers cette nouvelle, nous fait partager une rencontre. Oh ! Pas n’importe laquelle, celle dont nous rêvons toutes et tous… La rencontre amoureuse par excellence. Un beau moment de lecture. Nouvelles/Fictions. 8 pages.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Mère au foyer, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau dans les Vosges dans la région de Lorraine, je rêve de faire le métier d'écrivain. Dès 2010, j'ai eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu, mais cela m'a davantage déterminée à faire cavalier seule dans le domaine de l'écriture. Par hasard, j'ai été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né mon premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011.

Beau tremplin ! Je souhaite montrer que mon talent ne s'arrête pas là. Il est difficile de percer dans ce métier, mais je suis tenace. J'écris depuis mon adolescence et pour moi c'est bien plus qu'une passion, c'est une vie qui se construit.

J’ai les mains moites. Je tremble un peu, je crois. Je croise son regard et tout de suite mes joues s’empourprent, comme en feu. Je sens en moi remonter la timidité de mes quinze ans et, en même temps, j’ai cette impression d’être amoureuse pour la première fois. Pourtant, j’en ai vu passer des hommes dans ma vie et je suis mère maintenant, mais, lui… c’est différent.


Il me bouleverse. J’ai le cœur en émoi. Il bat la chamade et tambourine à m’en faire mal au-dedans de ma poitrine. Je suffoque semble-t-il. Alors, je m’accroche à son regard, encore et encore. Je le dévore et je ne peux plus m’en passer, comme une drogue. Il m’a fait cette promesse qu’un jour on se verrait et là, le jour J est arrivé. En pleine séance de dédicaces, il est là, planté devant moi, un large sourire aux lèvres et il me regarde de ses yeux bruns aux reflets verts. Il a l’air aussi intimidé que moi, mais il tente de le cacher tout de même. Son éternelle carapace. Ses yeux brillent, j’en suis certaine. Les miens doivent être dans le même état. J’essaye de me contenir. J’essaye, tant bien que mal, de reprendre un peu d’assurance, en vain. Sa présence me bouleverse totalement et je ne me sens plus moi-même ou du moins le suis-je trop. J’ai trop attendu cette rencontre. Je l’ai tellement rêvée et imaginée. Imaginé chaque scène mais, là, c’est bien réel et je ne maîtrise plus rien. J’ai encore une impression, celle de ne plus être là ou alors que c’est irréel. On est seuls. Il y avait foule. Un brouhaha informe et impossible. C’est le silence, soudain. Il n’y a plus personne. Et on entend juste le tintamarre de nos deux cœurs. C’est fou comme ils cognent fort dans nos poitrines. Personne n’entend ? Je vais bafouiller, je le sens. Je triture mon stylo, nerveusement. Je baisse les yeux. J’attends qu’il parle. Mais il ne dit rien. Il me regarde toujours, je le sens bien. Je fais semblant, machinalement, de remettre en place mes ouvrages, comme ça, pour juste faire quelque chose. C’est là qu’il ose me toucher la main, comme pour m’arrêter et me dire :
« Tu sais qui je suis ; ne fais pas semblant. C’est moi, Stéphane. »

Le contact de sa main me fait frissonner. Comme si j’avais froid soudain, mais ce n’est pas le cas...

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