Vous avez 0 article dans votre panier   
Catalogue


  1,00 €

Téléchargement PDF ou EPUB






Le pneu qui avait le mal des transports
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 30/09/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.020

Quoi de plus banal qu’un pneu ? Naturellement, c’est un objet utile, indispensable même lorsqu’on conduit une voiture. C’est un objet stupide auquel on demande juste de rester en bon état, de ne pas crever et surtout, surtout de ne pas penser. Le conducteur est là pour ça !

Oui, mais voilà, le pneu de Françoise Bacelon a des états d’âme, non seulement cela, il a aussi des maux digestifs ! Alors que peut bien avoir à dire un pneu qui pense, un pneu qui s’avère souffrir du mal des transports ?

Venez le découvrir en lisant ce texte. Et, pour une meilleure compréhension des allusions du début, procurez-vous aussi Recherche d’Identité, l’histoire d’un disque qui pense, lui aussi. Ces deux textes sont extraits des Chroniques peu ordinaires de Françoise Bacelon

Décidément, les objets, chez Françoise, ont une vie intérieure particulièrement riche !

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.

« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Le bus à côté de moi au feu rouge, il est marqué sur le côté qu’il roule au colza ; alors pourquoi pas des pneus jaunes ? La couleur, ça rendrait peut-être les gens plus dynamiques, plus aimables.
Il avait  une bonne idée le vieux disque.

Quel monde ! Les objets ont maintenant plus d’imagination que les humains qui les fabriquent !

C’est vrai que depuis Kubrick et son « 2001, Odyssée de l’Espace », les terriens ont presque tous compris que les objets pouvaient avoir des sentiments et les exprimer. Ceux qui ont vu le film, et ils sont nombreux depuis 40 ans,  ont tous versé quelques larmes sur la mort de HAL 9 000, même en sachant que ce n’était qu’un ordinateur, un assemblage de boulons et de mémoires… Mémoire… en voilà un mot humain. 
Alors, pourquoi pas un pneu, un disque 33 tours… ou un cageot ?

Mais, ça c’est surtout le problème du disque. Moi, c’est pas pour ça que je suis venu vous voir. Je me suis mis à parler de la couleur des choses, et de la mienne en particulier, parce que je l’ai entendu et que je suis d’accord avec lui, mais mon problème, il est ailleurs et il est bien plus grave. C’est bien simple, il me rend malade, mon problème.

Je vous entends d’ici. Un pneu malade ? Ca n’existe pas !
Et pourquoi, est-ce que je ne pourrais pas être malade comme tout le monde ?
C’est drôlement égoïste comme attitude d’imaginer que je ne peux pas être malade !
Vous croyez que la maladie est réservée aux humains, eh bien….

Oups ! Ca recommence… J’ai mal au cœur… J’ai envie de vomir… Beurk…

Laissez-moi un instant…

Ca y est, on est à nouveau arrêtés. En plein embouteillage ! Je vais pouvoir respirer un peu !

Heueueu ! J’imagine que vous avez compris. Je suis un pneu et j’ai le mal des transports ! Un comble !...

Produits associés

Commentaires des internautes

Commentaires :