Vous avez 0 article dans votre panier   
Catalogue


  1,00 €

Téléchargement PDF ou EPUB






De l’eau, s’il vous plaît…
Auteur : Laetitia Gand
Date de publication : 07/02/2014
isbn : 978-2-9534938-Je-6.023

Au coeur de l'Afrique, alors que l'eau vient à manquer dans un petiti village, un amour naissant entre ciel et terre. Coumba est une toute jeune fille vivant dans un pays desséché. Soudain, une rencontre insolite va transformer le cours de sa vie. Un très beau conte de Laetitia Gand. Jeunesse/contes

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Mère au foyer, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau dans les Vosges dans la région de Lorraine, je rêve de faire le métier d'écrivain. Dès 2010, j'ai eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu mais cela m'a davantage déterminée à faire cavalier seule dans le domaine de l'écriture.

Par hasard, j'ai été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né mon premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011. Beau tremplin !

Je souhaite montrer que mon talent ne s'arrête pas là. Il est difficile de percer dans ce métier, mais je suis tenace. J'écris depuis mon adolescence et pour moi c'est bien plus qu'une passion, c'est une vie qui se construit.

Je m’appelle Coumba. Je suis née, il y a une vingtaine d’années, dans un petit village en Afrique. Dans mon pays, la terre n’est pas très riche. Elle est tellement aride qu ‘elle n’offre, aux regards des hommes qui ont le teint sombre comme la nuit, des yeux de félin et qui marchent toujours pieds nus, qu’un théâtre naturel de désolation. Cette terre se fendille, semblant craquer sous le poids de la faune incontrôlable et celui de l’homme. On remarque de multiples petites fentes asséchées où se cachent des racines inertes de plantes disparues ou encore les dernières pousses amaigries d’une végétation jadis luxuriante. On pourrait alors imaginer que le Très Haut, assis sur son siège céleste, observe avec attention une immense carte en relief, qu’il aurait placée sur le sol des humains.

Chaque homme foule respectueusement ce sol, osant simplement lui offrir, telle une offrande donnée à la déesse notre Terre, la plante de leurs pieds. Leur marche incessante est ainsi naturelle et pure. La terre ne doit probablement pas être insensible à ce contact soyeux et doit peut-être apprécier que l’homme, tel une plante légère semée aux quatre vents lui caresse de cette façon sa lourde carapace brune.

Cependant, malgré cette harmonie régnant entre l’homme et la nature, la Terre refuse obstinément de partager le trésor le plus utile et le plus précieux qu’elle possède. Ce trésor, c’est l’eau. Cette source de vie manque terriblement dans ce paysage de misère. Dans le pays de mes ancêtres, l’eau avait toujours été une bénédiction des dieux, un don incomparable du ciel. C’est pour cette raison que l’on rend hommage, dès que l’occasion se présente, aux esprits de l’eau. Malheureusement, les esprits ne nous répondaient plus de manière favorable. Les pluies étaient devenues très rares. Malgré tout, les hommes ne désespéraient pas. Ils attendaient avec une patience incroyable le retour des pluies, entre prières, chants, danses rituelles et leurs tâches laborieuses et pénibles. Les esprits les entendraient bien un jour ! Et ainsi, les divines gouttes fraîches tomberaient de ce ciel. Les hommes regardaient au-dessus de leur tête noire, guettant l’apparition soudaine d’obscurs nuages épais. Dès que la pluie était de retour, ils croyaient que les Dieux qu’ils vénéraient bénissaient de leurs larmes la terre afin de la purifier et la rendre plus féconde. La rareté de la pluie amplifiait la joie des peuples lorsqu’elle arrivait enfin. Chaque goutte de pluie se déversait ainsi pêle-mêle, d’une manière agréable et était bénéfique pour la terre appauvrie. Dans une ambiance pleine d’allégresse, chacun dansait, pataugeant de manière énergique dans la boue fraîche qui se formait sous ses pieds. Chaque fois, c’était un jour de bonheur immense que l’on célébrait. C’est peut-être pour cette raison que j’aimais si profondément mon pays. C’était ma chère patrie, celle de mes ancêtres, une part intime de moi-même. Or, ma jeunesse frémissante et les circonstances ont voulu que je la délaisse. Je faillis m’en éloigner. Je vais tenter de vous conter ce qui m’est arrivé…

 

Noire de peau comme les hommes, les femmes et les enfants de mon peuple, le front haut et lisse, ne laissant pas encore apparaître les premières rides du temps, les joues pleines sans excès, les lèvres épaisses mais exquises qui étaient prêtes à recevoir le premier baiser, l’œil noir et bien fait : je n’étais pas vilaine. Beaucoup de regards d’hommes se posaient sur ma silhouette. Ils étaient emplis de respect, désireux ou craintifs. Ils me prouvaient sans difficulté le pouvoir de séduction que j’exerçais sur les autres.

Un jour, un regard inconnu attira davantage mon attention. Ce regard était celui d’un jeune homme d’une trentaine d’années.

Produits associés

Commentaires des internautes

Commentaires :