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Léon
Auteur : Pascal Lantran
Date de publication : 31/01/2014
isbn : 978-2-9534938-H-9.043

Voilà notre auteur plongé dans une aventure extraordinaire le jour de Noël. Alors qu’il s’apprête à ouvrir les cadeaux qu’il s’est lui-même offerts, seul devant son sapin, ne croyant plus au Père Noël depuis belle lurette, un coup de sonnette va bouleverser sa vie. Un texte déjanté à souhait, traité avec humour par un Pascal Lantran talentueux. Humour.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Homme réservé à l’humour décapant, ses traits d’esprit tombent comme des couperets au moment les plus inattendus. Père de famille attentionné, il dispose de peu de temps pour écrire et c’est bien dommage car Pascal est très talentueux.


Ses nouvelles sont toujours un réel moment de plaisir tant son écriture est fluide et ses idées intrigantes. Les mots sont choisis avec précision. Ses mondes obscurs vous entraîneront dans des aventures frissonnantes, voire inquiétantes.


D’origine picarde, Pascal vit en région parisienne depuis de longues années. Père de deux enfants, il travaille dans l’informatique. Passionné d’écriture, il participe à des ateliers d’écriture.

Le Père Noël et moi étions fâchés depuis longtemps. Nous ne nous écrivions plus depuis tant d'années que j'avais oublié l'origine de cette brouille. En était-ce la cause ou la conséquence, je ne savais plus – si je l'avais même su un jour- mais je préférais me procurer moi-même ce qui me ferait plaisir. En fait, non, j'enjolive, je me raconte des histoires, cela ne me faisait pas plaisir, ça me faisait seulement envie. Non, j'exagère, il arrivait aussi que j'eusse seulement besoin de ce que je m'offrais à Noël, bien que je prisse toujours soin d'y adjoindre, pour l'occasion, une touche festive : une écharpe en poil de chameau, une théière en fonte, un lave-vaisselle, une batterie de casseroles – mademoiselle, pouvez-vous me faire un paquet cadeau ? Je ne croyais plus ni à dieu, ni à diable, et presque plus au Père Noël. J'étais converti au consumérisme, une religion bien plus confortable, bien plus adaptée finalement, puisqu'elle ne vous encombre pas l'esprit, vous comble matériellement, et entretient ce désir miraculeux puisque renouvelé aussitôt que satisfait : avoir plus.


Cette situation semblait nous convenir à tous, Dieu, le diable, le Père Noël et moi, puisque nous nous ignorions avec une constance et une application à forcer l'admiration d'un mystique. Mais le diable avait d'autres plans, je suppose, bien que j'ignore encore aujourd'hui qui était la cible de ses machinations. Pour ma part, je ne me crois pas fautif de trop lui avoir tiré la queue. Au demeurant, je l'accuse sans preuve réelle, mais un coup pareil, ce n'est pas trop dans les manières de Dieu; quant au Père Noël, il avait bien d'autres rennes à fouetter à ce moment-là.


Toujours est-il que ce matin de Noël, alors que je découvrais au pied du sapin les cadeaux bien emballés que j'y avais déposés la veille, on sonna à ma porte. Un coup de sonnette, un jour comme celui-là, ce n'était pas le facteur ou un vendeur d'encyclopédies, ce n'était pas non plus la concierge qui attendrait la nouvelle année pour se souvenir de mon existence, comme j'attendrais moi aussi la période des étrennes pour l'éviter. Un coup de sonnette, un jour comme celui-là, c'était forcément important. J'ouvris donc ma porte avant mes paquets. Je croyais découvrir un voisin, un agent de police, un croque-mort peut-être, mais il n'y avait sur le seuil qu'un énorme réfrigérateur et, posé dessus, un petit paquet avec un joli nœud rouge. Cela ressemblait à un cadeau, mais de qui ? Avais-je gagné à un concours ? Je ne jouais jamais, je détestais ne pas être certain de ce que j'allais recevoir. Une admiratrice inconnue voulait-elle me séduire ? Le réfrigérateur n'est pas un présent très féminin. De toute façon, ça tombait un peu à plat, car je m'étais offert pour mon anniversaire un appareil neuf, évidemment, et si perfectionné qu'il aurait pu se remplir tout seul si je lui avais fait confiance. Cadeau raté, pensais-je. Mais la petite boîte avec le nœud rouge, alors ? Je m'emparai du paquet et le posai avec les autres, pour qu'il prît bien sa place de cadeau, qu'il s'imprégnât de l'esprit de Noël, puis je l'ouvris, celui-là en premier, parce qu'il y avait une vraie surprise dedans, et si elle était mauvaise, je pourrais toujours me consoler avec la cravate en cachemire et l'ouvre-boîte électronique. Pour sûr, je fus surpris, pensez donc, un collier orné d'un nœud papillon et une laisse, quand on n'a pas d'animal chez soi, ce n'est pas vraiment ce qu'on aurait choisi de s'offrir. J'en étais à me dire que le livreur devait être aussi étourdi qu'anonyme, et que rien de tout cela ne m'était destiné, quand la sonnette retentit à nouveau. Sans aucun, doute, on allait me débarrasser du collier, de la laisse, du nœud rouge et de l'électroménager qui les accompagnait. Je me précipitai à la porte, mais ne trouvai personne. Agacé, j'allais retourner à mon Noël à moi, bien préparé et sans mauvaise surprise, lorsque j'entendis un bruit, comme un grattement, à l'intérieur du réfrigérateur. J'aurais dû y penser plus tôt, le livreur, farceur, ou ivre, ou totalement crétin, s'était caché dedans. La plaisanterie n'ayant, à mon goût, que trop duré, j'ouvris sans ménagement la porte de l'appareil. À l'intérieur, ...

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