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Trois nuits
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 17/01/2014
isbn : 978-2-9534938-Th-10.008

Avez-vous déjà rêvé de passer trois nuits à discuter avec Mona Lisa ? Non ? Vraiment ? Eh bien ! tentez l’expérience avec Françoise Bacelon et le personnage de cette petite pièce théâtrale, un jeune étudiant en peinture. Vous n’en reviendrez pas ! Théâtre.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

C'est la première fois que Françoise nous propose une pièce de théâtre et nous espérons qu'elle en produira d'autres.

Décor : une salle de musée.
Voix off pendant que des visiteurs regardent les tableaux dans une galerie
du musée.
Le gardien surveille le public.

« Mesdames et Messieurs, nous vous informons que le musée fermera ses portes dans 30 minutes. »

Les visiteurs continuent à parcourir les galeries…

« Mesdames et Messieurs, le musée fermera ses portes dans 10 minutes. Nous vous prions de vous diriger vers la sortie. Nous vous remercions de votre visite et vous rappelons que nous sommes ouverts tous les jours, sauf le lundi, de 10 heures à 19 heures. »

Les visiteurs sortent.
Le gardien vérifie que personne ne reste à l’intérieur du musée.
Arrive un autre gardien.

- Salut. Ca va ? Aujourd’hui, c’était assez calme et j’ai trouvé le temps long. Je me demande comment tu fais pour ne pas t’ennuyer toute la nuit tout seul. Sans voir personne, sans personne à qui parler. C’est pas fait pour moi.
Bon. A demain matin. Bonne nuit, si je peux dire !

- Non, je ne m’ennuie pas. J’aime bien la nuit ; ça me permet de réfléchir. Bonne nuit à demain.

Le gardien de jour sort. Le gardien de nuit s’installe. Il ouvre un placard ; en sort une chaise longue. Fouille dans son sac, en sort une lampe torche qu’il pose à terre près de la chaise longue, un gros livre et s’installe.
Il ouvre le livre dont la couverture indique qu’il s’agit d’un ouvrage sur la peinture. Il lit un moment.
Le gardien ferme son livre en prenant soin de marquer la page avec un morceau de papier. Il se lève et va se servir une tasse de café d’un thermos.
Il revient avec sa tasse et reprend son livre.
Après un moment de lecture, il ferme son livre et regarde les tableaux accrochés aux murs autour de lui. Il se lève et arpente la galerie.

Une voix l’apostrophe.

- Eh, le gamin, T’es nouveau ici ? J’t’ai jamais vu.

Le gardien tourne la tête en tous sens pour découvrir d’où vient la voix.

- Il y a quelqu’un ?
- Sur ta gauche.

Le gardien tourne la tête vers « La Joconde ».

- Pardon ? C’est vous qui me parlez ?
- Ben oui. On est tout seuls, toi et moi.
- Euh, oui, Madame, excusez-moi.
- T’excuses pas et m’appelle pas madame. Appelle-moi Mona.

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