Vous avez 0 article dans votre panier   
Catalogue


  1,00 €

Téléchargement PDF ou EPUB






L’appel de Betandé
Auteur : Laetitia Gand
Date de publication : 14/01/2014
isbn : 978-2-9534938-Je-6.021

Aminata est l'élue. Agwé, l'esprit de Betandé l'appelle pour sauver le village de la famine. Aminata arrivera-t-elle à répondre à cet appel ? Un très beau conte à vivre sur le continent africain avec notre auteur, Laetitia Gand. Jeunesse/Contes

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Mère au foyer, née le 9 mai 1979 à Neufchâteau dans les Vosges dans la région de Lorraine, je rêve de faire le métier d'écrivain. Dès 2010, j'ai eu la chance d'être publiée dans des recueils de poésie aux éditions Lulu mais cela m'a davantage déterminée à faire cavalier seule dans le domaine de l'écriture. Par hasard, j'ai été repérée par un éditeur de Montreuil, Joseph Ouaknine et c'est ainsi qu'est né mon premier recueil en solo, "Le roman du temps qui passe" en janvier 2011. Beau tremplin !

Je souhaite montrer que mon talent ne s'arrête pas là. Il est difficile de percer dans ce métier, mais je suis tenace. J'écris depuis mon adolescence et pour moi c'est bien plus qu'une passion, c'est une vie qui se construit.

Tôt le matin, une brume épaisse enveloppa Mkoelon, le petit village de Aminata Medou. Une atmosphère propre à la rêverie…
De l’eau… De l’eau… Une voix rauque au loin…
« Ecoute les Iwa, Aminata, écoute ton cœur. »…

La jeune fille soudain éveillée, se souvint d’un rêve étrange. De la sueur perlait à son front, descendant avec lenteur le long de son visage. Elle se remémora les images de ce songe, comme pour en percer le secret.

« Seule, elle marche d’un pas pressé, ses pieds nus foulant avec légèreté et énergie le sol de la terre. Autour d’elle, le tumulte de la vie quotidienne.
Des enfants crient de joie, plongent agilement dans la profondeur de l’eau douce de la rivière. Remous de l’eau. Effervescence de bulles remontant doucement à la surface. Les enfants s’amusent et tels de véritables plongeurs olympiques, ils exécutent mille prouesses dont le seul spectacle remplit les yeux d’Aminata. Coup de pied à la lune, saut de l’ange (merveilleux). En avant, en arrière. Renversé, retourné. La seule règle étant d’effectuer le plus beau saut. Mais, attention aux quelques cailloux immergés qui luisent sous la brûlure des rayons du soleil. Leur face est glissante. Ultime règle : prendre garde à ne pas se prendre au piège des filets de pêcheurs. L’exploit accompli, chacun nage ensuite, tel un poisson dans les eaux claires.
A proximité, des hommes vigoureux s’activent, torse nu, leur peau moite comme huilée brillant à la clarté du soleil, preuve indubitable de la dure tâche à accomplir. Ils lancent frénétiquement leurs filets, fabriqués de façon artisanale, dans les eaux calmes de Betandé, la rivière sacrée du village. A l’exception de ces filets lacérant la face plane de l’eau, de rares cercles se propagent à la surface de la rivière.
Cette année, la pêche ne vaut pas son pesant d’or. Les hommes du village de Mkoelon reviennent alors le soir, par le petit pont de bois abîmé par le temps, la mine défaite et le cœur lourd : Betandé n’est plus aussi généreuse qu’autrefois. Le repas est maigre et chacun savoure comme un trésor, le butin de la pêche. Le commerce de talapias, de silures, de crevettes ou de carpes n’est plus fructueux. Agwé, l’esprit de la pêche les abandonne.
« AGWE !! AGWE !! » crient-ils alors, « nous implorons ta bonté ». Mais Agwé, esprit libre ne les écoute pas.
Pendant ce temps, les femmes vont et viennent du village à la rivière, des calebasses pleines d’étoffes chatoyantes chargées sur la tête. Arrivées au bord de Betandé, elles se prosternent, embrassant de leur front la terre nue, agenouillées en signe de respect face à Agwé.

La rivière est un lieu sacré. On l’honore comme un dieu très puissant, surveillant le moindre signe de son activité. La rivière serpente la forêt équatoriale, la traverse de tout son long, longe le village et vient finalement se déverser dans les profondeurs de l’océan. Son silence est entrecoupé de légers bruits. Elle gazouille des chapelets de bulles et susurre d’autres douceurs liquides. Parfois, elle s’agite

Produits associés

Commentaires des internautes

Commentaires :