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Malgré tout
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 03/01/2014
isbn : 978-2-9534938-N-2.061

Plume Direct commence brillamment l’année avec une excellente nouvelle de Françoise Bacelon, Malgré tout. Elles ne se sont pas revues depuis bientôt 17 ans. Leur séparation a été plutôt houleuse. Le temps peut-il effacer les souvenirs ?

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Françoise Bacelon est une femme dynamique et rieuse. Elle met dans ses nouvelles toute la puissance de sa sensibilité pour conférer à ses personnages des sentiments mitigés entre le positif et le négatif. Mais Françoise est aussi une femme d'humour.

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Julia balaya la terrasse du regard à la recherche d’une table libre.


Installée, elle commanda un citron pressé et regarda sa montre.


Elle avait une bonne demi-heure d’avance, mais il n’était pas prévisible que, pour une fois, son gynécologue ne la ferait pas attendre. Elle avait pris une marge de sécurité d’une heure, habituée à écumer les revues dans la salle d’attente. Aujourd’hui, elle n’avait pas eu même le temps de finir l’article sur les jardins anglais qu’elle avait commencés que c’était son tour.


Il faisait beau, elle avait un livre et un journal dans son sac et en face d’elle un verre bien frais. De quoi attendre sans s’impatienter.
Malgré l’arrivée de l’automne, le soleil était encore chaud en cette fin d’après-midi ; elle ôta sa veste et tendit son visage vers la lumière, les yeux fermés.


Aussitôt, la pensée de Marie s’imposa à elle. Cela faisait près de dix-sept ans qu’elles ne s’étaient pas revues. Plus exactement dix-sept ans moins deux mois. Elle se rappelait avec honte de leur dernière rencontre. Jamais elle n’aurait pu imaginer se comporter de la sorte ; elle avait alors découvert un aspect de sa personnalité qu’elle ignorait et dont elle n’était pas fière. Elle s’était montrée grossière, vulgaire même. Avait crié, tempêté, invectivé, perdant tout contrôle. Sa réaction avait trouvé sa justification dans son chagrin et sa déception, bien sûr. Comment accepter avec sérénité que votre meilleure amie et votre mari vous apprennent un jour qu’ils vont refaire leur vie ensemble ?


Dix-sept années ! Elles n’auraient jamais dû se revoir si Marie ne lui avait pas téléphoné 48 heures plus tôt pour lui annoncer la mort de Paul. Sa voiture avait été percutée par un poids lourd qui ne lui avait laissé aucune chance. C’était il y avait près de deux semaines; l’enterrement avait eu lieu dans le cimetière du village où ils avaient acheté une petite maison de campagne il y a quelques années. Marie, une fois rentrée chez elle, avait pensé qu’elle devait lui téléphoner.


Elle avait hésité longuement. Dix-sept années sans se voir, après s’être quittées dans des circonstances si particulières, elle n’était pas sûre de bien faire. Puis elle avait pensé aux huit années que Julia et Paul avaient passées ensemble et elle avait décroché son combiné.


L’annonce du décès de Paul avait fait revenir Julia sur une partie de sa vie qu’elle s’était efforcée d’oublier, ...

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