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Un rhume dangereux
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 10/12/2013
isbn : 978-2-9534938-H-9.042

Vous êtes-vous déjà demandé ce que pouvait bien penser une girouette du haut de son toit ? Françoise Bacelon a interviewé l’une d’elles pour Plume Direct et vous serez étonnés de surprendre ses pensées intimes. Humour.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.


« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.


Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.


J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…


Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Atchoum !


Excusez-moi, mais je me suis enrhubée. Dès que le bois d’octobre arrive, je m’enrhube. Le bois d’octobre et le vent du nord. At... At... Chaque hiver c’est la même chose. Je commence par éternuer, puis je tousse, j’ai bal à la tête et j’ai beaucoup de difficultés à faire correctement mon travail.


Non, je ne suis pas une betite nature. Mais je voudrais bien vous y voir, vous, perché en haut d’un toit ! Douze mois sur douze. Je crois que vous ne vous rendez pas compte : octobre, le vent ; novembre la pluie ; décembre, le froid. Et je ne vous parle pas de janvier et février, de la neige, de la grêle. Personne ne pense jamais à m’apporter une écharpe. J’ai les points cardinaux qui gèlent et j’ai de grandes difficultés à tourner. Je grince. Je grince tant que ça m’empêche de dorbir.


Pendant le restant de l’année, ce n’est guère plus agréable. Le printemps est très souvent encore froid. Finis les mois de mars bourgeonnants. Quant à l’été, parlons-en ! Dès mi-juin, la chaleur est souvent insoutenable. Je redoute juillet et août. Je transpire. Je chauffe. J’ai l’impression de gondoler. Il m’arrive même parfois d’attraper une insolation. C’est que je suis très exposée, moi, en plein soleil. Rien pour me protéger de ses rayons. Pas un arbre au-dessus de ma tête.


J’aime bien, at...choum ! le mois d’abril. Du haut de mon toit, at...choum ! je vois la nature qui se réveille, les arbres qui reverdissent, les gens qui se promènent.


Mais le mois que je préfère c’est septembre. Le soleil est encore chaud, mais ne me brûle plus. Je profite de ses derniers rayons, j’admire les couleurs des feuilles.


Les rues sont animées. Tout le monde est rentré et semble de bonne humeur. Même les enfants rient en partant à l’école.


Malheureusement, ça ne dure pas ; le fameux mois d’octobre arrive et avec lui mes problèmes.


Ce qui m’ennuie le plus c’est que j’ai peur qu’un jour ce fameux rhume me fasse perdre le sens du vent. Et alors là, c’est le chômage direct. Que peut-on faire d’une girouette qui perd le nord ? Rien. C’est sûr. En réfléchissant bien, je n’aurais même pas droit au chômage ; ce serait la casse. Sans hésitation. Pas de recyclage possible.


Chaque année, dès que revient le mois d’octobre, je pense à ce qui m’attend si …

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