Vous avez 0 article dans votre panier   
Catalogue


  1,00 €

Téléchargement PDF ou EPUB






De la ligne Maginot à la captivité
Auteur : Laurent Gérard
Date de publication : 30/08/2013
isbn : 978-2-9534938-RT-7.016

Un nouveau témoignage sur la seconde guerre mondiale, extrait du journal de Lucien Laurent et rapporté par son fils. Nous voici sur la ligne Maginot et nous suivons jour après jour le repli des soldats devant l’avancée allemande, jusqu’à l’arrestation et la déportation.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Des études secondaires m’ayant permis, grâce à d’excellents professeurs de lettres, de connaître et aimer les grands auteurs classiques français et latins, et incité à développer quelques dispositions naturelles pour l’écriture, j’ai, dès mon adolescence, été tenté de m’exprimer sous couvert de poésie. Après avoir découvert le théâtre de Molière, Corneille, Racine ou autres Victor Hugo, Beaumarchais (ah ! le TNP de l’époque Jean Vilar !), les poètes de la Pléiade, et être tombé, du même coup, amoureux des alexandrins, mon attrait pour l’écriture poétique fut facilité par une autre découverte, ô combien déterminante, celle de Jacques Prévert. Une révélation que de réaliser, à sa lecture, que l’art poétique pouvait être synonyme de toutes les libertés, y compris les plus iconoclastes. Et d’avoir ainsi confirmation par une plume reconnue de la mise en garde effectuée, avec autant de fermeté que de malice, par un des profs, de philo celui-là, évoqués plus haut, à l’endroit d’une espèce présentée, à juste titre, comme redoutable : les imbéciles solennels. Et l’autorisation, pour moi, de succomber à la tentation d’écrire sérieusement sans jamais risquer de me prendre au sérieux…


Mes sources d’inspiration : les amours de jeunesse ou définitives, les drames de ce monde, une période militaire trop longtemps subie, les souvenirs, l’actualité, la vie quoi…
Laurent est un Isarien. Il vit non loin de Clermont avec son épouse. Ancien commerçant aujourd’hui retraité, il mène une vie très active notamment dans le domaine sportif.

Ordre de quitter la Ligne

 

14 Juin 1940. Les nouvelles sont mauvaises. Dans la soirée, nous recevons l’ordre d’abandonner notre observatoire et de laisser sur place tout notre matériel. Refusant cette instruction, nous chargeons l’ensemble de ce matériel d’observation sur un petit chariot lorrain. Après bien des difficultés, nous arrivons à l’abri de Bockange vers 1 heure du matin. Tout l’Etat-Major est déjà parti. Les véhicules présents sont surchargés. Pas de place pour notre matériel. Faute de mieux, nous tentons de poursuivre avec notre chariot qui s’écrase, quelques kilomètres plus loin, à Rurange. Nous en trouvons un autre en traversant Burtoncourt. Nous rejoignons enfin notre Compagnie à Gondreville vers 8h30. Nous croisons alors un colonel qui, en guise de reconnaissance pour nos efforts, nous colle 15 jours de tôle eu égard à notre équipage de « bohémiens » ! (le galonné dixit). Une peine qui, dans ce contexte de débâcle, ne risque pas d'être exécutée. Las, une péripétie qui, pour anecdotique qu'elle soit, n'en témoigne pas moins de la crasse stupidité et de l'impéritie lourde de conséquences de notre commandement.

Nous campons toute la journée dans la forêt voisine. Le son sinistre du canon se rapproche. Je dors jusqu’au soir pour me réveiller entre les pattes des chevaux arrivés entre temps.

Nous repartons vers 21h30 en direction de Metz où nous arrivons le 15 Juin à 3h30. Malade et sans force, j’ai été contraint d’abandonner mon sac à dos. Notre matériel a enfin trouvé place dans une voiture. A 5h30, nous arrivons à Magny s/Moselle. Je trouve une chambre, en compagnie de quatre compagnons, où nous nous reposons jusque 20h30. Départ dans une direction inconnue, en longeant la Moselle jusque Pont-à-Mousson. Complètement épuisés, nous campons à Bézaumont, le 16, à l’issue d’un périple de 60kms ! Dès 22h30, il nous faut repartir en direction de Nancy. Le 17, après de nombreux détours aussi éprouvants qu’inutiles, nous parvenons dans les faubourgs de la ville. Nous ne sommes plus que trois, Armand, Pol et moi et avons perdu la compagnie. La population civile nous réserve un accueil inoubliable. Une écurie sera notre refuge pour dormir brièvement car nous sommes réveillés par des rafales de mitrailleuses en provenance d’avions italiens volant en rase-mottes.

Des rumeurs, souvent contradictoires, nous parviennent : projet d’armistice, des divisions russes à proximité de la frontière …

Produits associés

Commentaires des internautes

Commentaires :