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Le réveil du volcan
Auteur : Melrika Roffray
Date de publication : 02/08/2013
isbn : 978-2-9534938-Je-6.017

La bête qui habite le volcan montre des signes d’éveil. Le village est en grand danger et Ogum, le sorcier, doit tout faire pour le calmer. Mais pourquoi la bête s’est-elle réveillée brusquement ? Quel crime a-t-il commis ? Un conte pour la jeunesse.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ah ! Melrika ! C’est la douceur, la tendresse, l’émotivité exacerbée. Ses nouvelles sont un régal entre légendes inventées, contes médiévaux, histoires mélancoliques. Un mot peut éveiller en elle tout un univers qu’elle pose sur le papier avec beaucoup d’émotion. Ce fut le cas pour la nouvelle « la tristesse d’Henri », née du mot LIT. Son imagination lui inspire souvent des œuvres presque magiques, inspirées de croyances et de superstitions populaires.


Vous n’hésiterez pas à la suivre sur les traces de cette louve si humaine, ou dans ses poèmes d’une infinie tendresse.

Depuis trois jours, le ciel se charge de cendres. La nuit dernière, la terre a même tremblé. Pas très fort, certes, mais elle a tremblé. Les habitations légères ont frémi sous la colère de la terre. Le soleil s’est obscurci et la tribu sent venir le danger. Le monstre du volcan s’est réveillé.

Ogum, le sorcier du village, s’est retiré dans une secrète retraite pour en appeler aux dieux. Il a emmené avec lui Ulfani, le second fils du chef, son assistant. Tous deux vont pratiquer les rites sacrés pour tenter d’amadouer la monstrueuse créature qui vit au sein des entrailles du volcan. Ils se sont enfoncés dans l’épaisse forêt qui jouxte le village. Les arbres plus que centenaires ont englouti leurs frêles silhouettes, de hauts arbres de quelques dizaines de mètres, qui montent fièrement vers les cieux. Les deux hommes ont disparu rapidement au regard des villageois angoissés. Les dangers sont partout dans cette végétation dense, et seuls quelques chasseurs aguerris et le sorcier osent en affronter les périls. Serpents, plantes vénéneuses, petits animaux toxiques, singes farceurs ou mangeurs d’hommes, gros prédateurs cruels hantent ces lieux. On entend parfois, la nuit, des rugissements abominables, des cris horribles, des bruissements terrifiants.

Mais ces périls ne sont rien comparés au drame qui se joue dans le volcan. Si la bête se réveille, alors tous périront carbonisés, ensevelis sous les cendres, ou asphyxiés par les gaz toxiques que la créature déchaînée crache dans sa fureur. Tous comptent sur le pouvoir du sorcier. Lui seul peut découvrir la cause de cette colère soudaine. Tous attendent dans l’angoisse leur retour, incertain.

Une fois déjà, il y a de cela bien longtemps se souvient le chef Efraou, le volcan avait montré des signes de colère. Il n’était encore qu’un enfant alors, il n’avait pas passé son initiation. Son père Alafouet, un valeureux chasseur, était parti dans la forêt à la recherche du grand léopard. Il n’était jamais revenu et la montagne avait manifesté des signes de colère, mais le sorcier avait réussi à l’apaiser et à faire revenir le valeureux chasseur. Et la vie avait repris son cours dans la quiétude et la joie. Pourtant, aujourd’hui, Efraou est inquiet. Il sent bien que quelque chose de terrible risque de se produire. Il n’en connaît pas exactement la cause, mais la bête monstrueuse qui habite les entrailles de la montagne veut leur faire payer quelque chose.

*
* * *

Voilà plusieurs heures qu’ils s’enfoncent dans la forêt. Le sorcier avance lentement, en lançant des imprécations à chaque pas. Ulfani le suit, portant les objets sacrés, indispensables pour le rituel, et la nourriture qui leur permettra de survivre dans cette jungle touffue. Ogum semble savoir où guider ses pas, mais Ulfani n’est pas très rassuré. Bien sûr, il a confiance en son sorcier de maître, comme les autres membres de la tribu. Pourtant, depuis qu’ils ont franchi les premiers arbres, une sourde angoisse l’étreint. Les bruits environnants ajoutent à ses craintes. Sifflements, cris aigus, feulements, piaillements, frémissements lugubres dans les branches, tout cela contribue à l’effrayer. Pourtant, le sorcier semble sourd à ces sons discordants et inquiétants. Il poursuit sa route, d’un pas nonchalant, en psalmodiant des paroles inintelligibles, en saluant tel arbre ou tel buisson, en faisant des moulinets de ses longs bras couverts de bracelets en os. Et Ulfani le suit, mettant ses pieds nus dans les traces laissées par le maître.

Soudain, Ogum s’arrête devant un grand arbre. Une caverne semble creusée dans l’écorce. On devine sous les épaisses lianes qui en bouchent la vue la gueule énorme de l’entrée. Le sorcier s’accroupit, la tête baissée, entame une lancinante chanson tout en frappant le sol à plusieurs reprises avec son bâton sculpté.

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