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Des poisons à la Cour
Auteur : Astrid Bovouar
Date de publication : 12/07/2013
isbn : 978-2-9534938-RT-7.014

Tout part d’une banale histoire de vengeance et de cupidité. Une empoisonneuse a décimé sa famille pour toucher l’héritage. L’affaire de La Brinvilliers va défrayer les chroniques. Mais l’histoire ne s’arrête pas là et la royauté elle-même va en être ébranlée. Un récit historique d’une affaire qui a fait trembler le règne de Louis XIV.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Astrid Bovouar est un petit rat de bibliothèque, toujours à l’affût de légendes, mystères et autres singularités de notre monde depuis l’antiquité. Elle est friande de superstitions locales, connaît plein d’anecdotes sur les sorciers, fées et autres créatures côtoyant notre univers. Elle en parle avec beaucoup de respect et une certaine impertinence, son humour allant même jusqu’à se moquer de nos propres approches du problème paranormal.

Elle est aussi passionnée par les histoires de notre pays, ces petits relents de bassesses, de complots, de récits croustillants et libertins.


Croit-elle réellement à l’existence de ces créatures mystérieuses, de ces remèdes farfelus autant qu’effrayants ? Peut-être bien après tout… En tout cas, ses articles ont une saveur bien particulière.

Le scandale arriva par la Marquise de Brinvilliers.

La Reynie, lieutenant de police de Paris, constatait, depuis quelques années, une recrudescence de décès suspects dans la capitale. Afin de mieux appréhender la situation, il plaça dans différents quartiers réputés « chauds » de la ville des indicateurs (les « mouches »). Quartiers où le nombre de décès avait brutalement augmenté.

Paris comptait alors près de 400 devineresses, pour la plupart des veuves joignant difficilement les deux bouts, avec des enfants à charge. Pour améliorer l’ordinaire, ces femmes vendaient sous le manteau des onguents, des philtres, des herbes de toutes sortes et pour tous usages, aidées en cela par quelques apothicaires et alchimistes véreux, qui fabriquaient, pour elles, des poisons revendus sous l’appellation de « poudres de succession ». Appellation très explicite, dont on établira plus tard qu’il s’agissait généralement d’arsenic. Ces fameuses poudres, comme leur nom l’indiquait, étaient supposées favoriser les héritages. Certaines de ces devineresses étaient même, selon la rumeur, des faiseuses d’anges, c’est-à-dire des avorteuses.

Le règne de Louis XIV, avec ses fastes, ses excès, l’exemple même du roi qui accumulait les maîtresses, s’avéra, outre son développement politique et culturel incontestable, celui de la débauche et de la dépravation des mœurs. C’est dans ce contexte qu’arriva l’affaire de « La Brinvilliers ».

Marie-Madeleine d’Aubray, née le 22 juillet 1630, appartenait à une famille de la haute noblesse, celle qui a contribué à marquer l’histoire et dont la fortune était considérable. Elle épousa, en 1651, un homme fraîchement anobli, le Marquis de Brinvilliers, un libertin dépensier qui ne comptait plus ses maîtresses et dilapidait sa fortune au jeu. C’est donc sans aucun scrupule que la Marquise prit un amant, le chevalier de Sainte-Croix, ami intime du marquis, passionné de chimie et la plupart du temps désargenté.

Dreux d’Aubray, le père de Marie-Madeleine, n’apprécia pas du tout cette liaison et réussit à obtenir une lettre de cachet afin de faire embastiller l’amant de sa fille, laquelle prit très mal la chose. C’est durant ses mois de prisons que le chevalier fit la connaissance d’un Italien, qui l’initia à l’art des poisons.

Enfin libre, le chevalier de Sainte-Croix s’empressa d’initier à son tour sa maîtresse. Celle-ci, avec un sang-froid remarquable, trouva en son père l’objet de sa vengeance et une victime de choix. Après plusieurs mois de souffrance, lentement empoisonné par sa fille, Dreux d’Aubray rendit l’âme en 1666 suite à un mal indéfinissable. La Marquise de Brinvilliers, « la plus éplorée des quatre enfants », réussit à éviter l’autopsie. Par la suite, une rumeur enfla, prétendant qu’elle avait testé ses poisons sur sa femme de chambre et sur des pauvres de l’Hôtel-Dieu, auxquels elle aurait apporté des biscuits.

L’histoire ne s’arrêta pas là.

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