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Une erreur de parcours
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 03/05/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.030

La particularité de Françoise est de faire parler les objets et elle excelle dans cet art. Son inventivité, son talent d’écriture vous enchanteront aussi, j’en suis sûre.

S’inscrivant dans un recueil intitulé Chroniques peu ordinaires, ce texte est un vrai bijou. Mais nous ne vous dévoilons rien pour vous laisser toute la surprise de cette découverte.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.
« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.
Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Mes débuts ?...

C’était l’année dernière. A la fin du printemps.
Je ne peux pas dire qu’ils ont ressemblé à ce que j’imaginais.

Quand je suis sortie de l’usine j’étais sûre de travailler dans la haute couture.
J’étais jolie, grande, fine, racée. Je me voyais porter avec élégance les tenues les plus somptueuses de la terre. Je me rêvais en tailleur  Dior, en jupe Lacroix, en marinière Gaultier. Je m’étais même projetée en mariée, froufroutante en blanc.
L’avenir me verrait me pavaner dans l’une des plus belles avenues du monde, sous les sunlights, environnée des tenues et des objets les plus recherchés.
J’étais sûre de mon destin. J’étais née pour magnifier le luxe et la beauté.

A mon arrivée dans un grand magasin de prêt à porter d’un centre commercial de  banlieue, j’ai compris que je n’aurais pas de carrière, juste un job. Mon rêve  s’évanouissait. Adieu les soies, les brocards, les broderies, les strass… Bonjour les tenues quotidiennes, les tee-shirts fabriqués aux Indes,  les tongs… Je venais de faire connaissance avec le prêt à porter. Pas de grande avenue brillant de mille feux ; juste un sous-sol éclairé au néon. Je n’osais tourner la tête pour voir mon environnement.

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