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Nature et sorcellerie
Auteur : Astrid Bovouar
Date de publication : 30/06/2012
isbn : 978-2-9534938-A-1.037

D'où nous viennent, encore aujourd'hui, certains comportements face à des animaux ou à des plantes ? Astrid Bovouar nous apporte des éléments de réponses à travers cet article sur la sorcellerie et la nature.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Astrid Bovouar est un petit rat de bibliothèque, toujours à l’affût de légendes, mystères et autres singularités de notre monde depuis l’antiquité. Elle est friande de superstitions locales, connaît plein d’anecdotes sur les sorciers, fées et autres créatures côtoyant notre univers. Elle en parle avec beaucoup de respect et une certaine impertinence, son humour allant même jusqu’à se moquer de nos propres approches du problème paranormal.

Croit-elle réellement à l’existence de ces créatures mystérieuses, de ces remèdes farfelus autant qu’effrayants ? Peut-être bien après tout… En tout cas, ses articles ont une saveur bien particulière.

Ils existent depuis la nuit des temps, sous des formes diverses, sous des noms variés, ces sorciers tant redoutés dans toutes les communautés. Aujourd’hui encore, on peut en trouver dans nos villes et nos campagnes.

Si on les craint tant, c’est parce qu’ils possèdent, soi-disant, des dons, reconnus ou non. A une époque où les peuples ne recevaient pas d’éducation, n’étaient pas scolarisés et ne maîtrisaient pas l’écriture, ces êtres dotés de supposés pouvoirs surnaturels étaient tantôt redoutés, tantôt adulés. Jeteurs de sorts, guérisseurs, rebouteux, tenants du “secret“, chamans, marabouts, magiciens, alchimistes, on leur attribuait des pouvoirs auxquels la plupart n’avait pas accès. Et pourtant !

Si certains ont des facultés admises aujourd’hui, la civilisation, la société de consommation dans laquelle nous vivons actuellement nous ont fait perdre les notions les plus élémentaires de la survie que possédaient nos anciens : la connaissance de la nature.

Nos druides maîtrisaient parfaitement cette connaissance et la transmettaient oralement afin qu’elle puisse évoluer avec le temps et l’évolution des techniques. 21 ans d’études étaient alors nécessaires pour devenir un bon druide. Nous avons perdu tout cela.

C’est à la science que nous devons, aujourd’hui, la redécouverte des merveilles et des dangers de la nature. Les sorciers savaient se servir des plantes et des animaux. Ils en connaissaient les vertus, la toxicité, savaient où les trouver, comment les cueillir ou les ramasser. Ils les utilisaient avec brio, sans dévoiler leurs secrets pour garder ce côté mystérieux, magique ou maléfique de certaines guérisons, de certains sorts. C’est certainement ce besoin de vivre dans le secret qui leur a valu d’être pourchassés, torturés, brûlés vifs.

La source de leurs potions, remèdes, recettes, ils la trouvaient dans la nature. Ajoutez à cela quelques incantations, histoire d’impressionner un auditoire inculte et nourri de légendes, de peurs ancestrales alimentées par la religion, des rituels de cueillette, des histoires de lune, de solstices… vous avez là tous les ingrédients pour entretenir une crainte irraisonnée de ces personnages vivant souvent isolés. Et ils s’ingéniaient à entretenir ces craintes pour enrober leurs pouvoirs d’un brin de crédibilité. Le client repartait subrepticement, convaincu de détenir le remède miracle ou l’élixir maléfique.

Nous gardons quelques bribes de ces temps obscurs et de ces croyances : qui n’a pas cherché le trèfle à quatre feuilles supposé porter bonheur ? Ne continue-t-on pas à mettre du houx sur les tables de Noël pour protéger nos maisons ? Le chardon reste un excellent chasseur de démons tandis que le buis est sensé nous apporter l’immortalité.

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