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La Barbe-Bleue
Auteur : Charles Perrault
Date de publication : 09/06/2012
isbn : 978-2-9534938-Cl-5.020

Ce conte connu de Charles Perrault est présenté, ici, dans une version très légèrement remaniée par rapport à la version originale, mais avec la “moralité“ qui accompagnait, à l’époque, les contes et les fables.

Remarques : Bien qu'étant un grand classique, ce conte a été placé dans la rubrique JEUNESSE/contes et légendes

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Né à Paris en 1628, il est le frère de l’architecte, médecin et physicien Claude Perrault qui érigea l’Observatoire de Paris. Devenu contrôleur général de la surintendance des Bâtiments, Charles entra à l’Académie françaiseen 1671 et soutint les Modernes dans la querelle qui opposait les Anciens et les Modernes. On lui doit alors, entre autres, “Le Siècle de Louis le Grand“ et “Parallèles des Anciens et des Modernes“.

Il est surtout célèbre pour ses contes pour enfants, notamment les Contes de ma mère l’Oye publiés en 1697 sous le nom de son fils Perrault d’Armancour. On lui doit, entre autres, La belle au bois dormant, Le chat botté, Les trois petits cochons….

Il était une fois un homme riche. Il possédait de nombreuses et belles maisons à la ville aussi bien qu’à la campagne. On y trouvait de la vaisselle en vermeil, en argent, des meubles incrustés de pierreries, des carrosses dorés et nombre d’autres choses encore fort belles.

Par malheur, cet homme avait une barbe bleue et cela le rendait si laid, si repoussant, que nulle femme ou fille ne voulait s’approcher de lui, encore moins l’épouser.

L’une de ses voisines, une femme de qualité, avait deux filles. Elles étaient aussi belles l’une que l’autre. Il demanda à la mère de lui en donner une en mariage, en lui laissant le choix de celle qu’elle voudrait le voir épouser. Ni l’une ni l’autre ne voulait convoler avec un tel homme et elles se renvoyaient la balle, refusant toutes deux d’épouser un homme qui eût la barbe bleue. D’autant qu’il leur était venu qu’il avait déjà eu plusieurs femmes et qu’on ne savait ce qu’elles étaient devenues.

Pour faire connaissance avec elles, la Barbe-Bleue les invita avec leur mère, trois ou quatre de leurs meilleures amies et quelques gens du voisinage dans l’une de ses maisons de campagne. On y demeura huit jours entiers à se promener, chasser, pêcher. Danses, festins, collations s’enchaînaient et l’on ne dormit point, passant la nuit à se faire des malices et s’amuser. Ce séjour se passa si bien que l’une des filles, la cadette, commença à regarder la Barbe-Bleue d’une autre manière. Après tout, sa barbe n’était pas si bleue, il paraissait fort honnête et savait se montrer un hôte serviable.

Dès qu’on fut rentré, le mariage se conclut.

Vint un jour où La Barbe-Bleue dit à sa femme qu’il devait s’absenter pour quelques semaines. Il avait une affaire d’importance à régler et il la pria de se divertir pendant son absence. Il lui conseilla d’inviter quelques amies, de les mener à la campagne et que partout, elles fissent bonne chère. Puis, prenant des trousseaux de clés, il lui dit :
_ Voilà les clefs des deux grands garde-meubles, voilà celles de la vaisselle d’or et d’argent que nous ne sortons pas pour le quotidien, voilà celles de mes coffres-forts où est mon or et mon argent, celles de mes cassettes où sont mes pierreries et voici le passe-partout de tous les appartements. Pour ce qui est de cette petite clef, c’est celle du cabinet au bout de la grande galerie de l’appartement bas. Ouvrez tout, allez partout si cela vous chante, mais pour ce qui est de ce petit cabinet, je vous défends d’y entrer. Je vous le défends de telle sorte que, s’il vous arrive de l’ouvrir, rien ne pourra arrêter ma colère.

La jeune épousée promit de respecter à la lettre les recommandations de son mari. Lui, après l’avoir embrassée, monta dans son carrosse et partit pour son voyage.

Comme on pouvait s’y attendre, les amies et les voisines se précipitèrent chez la jeune mariée tant elles avaient hâte de voir les richesses de sa maison. Elles s’en étaient abstenues jusque-là, effrayées par la barbe bleue du mari. Elles passèrent un long moment à parcourir les chambres, les cabinet, les garde-robes toutes plus belles les une que les autres. Elles montèrent aux garde-meubles, où elles admirèrent les tapisseries, les lits, les sofas, les guéridons, des miroirs où l’on se voyait de la tête aux pieds, dont les encadrements étaient soit de glace, soit de d’argent et de vermeil. Toutes s’esclaffaient de tant de beauté, enviaient leur amie.

Cette dernière, cependant, ne se réjouissait pas autant de toutes ces richesses. Une seule idée la préoccupait, ouvrir le petit cabinet dont son mari lui avait interdit l’accès.

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