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Vive le tennis !
Auteur : Laurent Gérard
Date de publication : 30/05/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.035

On en rencontre partout, en vacances, de ces sportifs chevronnés, habillés de pied en cap des meilleures marques, dotés du matériel dernier cri, mais qui, visiblement, n’ont jamais pratiqué le sport en question. Ainsi en est-il, vraisemblablement de celui-ci. Cette anecdote, racontée avec beaucoup d’humour par Laurent Gérard, vous rappellera certainement de savoureux souvenirs.

Remarques : Ce texte avait été publié en 2010 sur l'ancien site.

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

 Des études secondaires m’ayant permis, grâce à d’excellents professeurs de lettres, de connaître et aimer les grands auteurs classiques français et latins, et incité à développer quelques dispositions naturelles pour l’écriture, j’ai, dès mon adolescence, été tenté de m’exprimer sous couvert de poésie. Après avoir découvert le théâtre de Molière, Corneille, Racine ou autres Victor Hugo, Beaumarchais (ah ! le TNP de l’époque Jean Vilar !), les poètes de la Pléiade, et être tombé, du même coup, amoureux des alexandrins, mon attrait pour l’écriture poétique fut facilité par une autre découverte, ô combien déterminante, celle de Jacques Prévert. Une révélation que de réaliser, à sa lecture, que l’art poétique pouvait être synonyme de toutes les libertés, y compris les plus iconoclastes. Et d’avoir ainsi confirmation par une plume reconnue de la mise en garde effectuée, avec autant de fermeté que de malice, par un des profs, de philo celui-là, évoqués plus haut, à l’endroit d’une espèce présentée, à juste titre, comme redoutable : les imbéciles solennels. Et l’autorisation, pour moi, de succomber à la tentation d’écrire sérieusement sans jamais risquer de me prendre au sérieux…

Mes sources d’inspiration : les amours de jeunesse ou définitives, les drames de ce monde, une période militaire trop longtemps subie, les souvenirs, l’actualité, la vie quoi…


Laurent est un Isarien. Il vit non loin de Clermont avec son épouse. Ancien commerçant aujourd’hui retraité, il mène une vie très active notamment dans le domaine sportif.

 

Que la montagne est belle sous le soleil de Juillet ! Vacances sportives faites de randonnées pédestres, VTT et tennis, passions partagées en famille.
Je viens de transpirer abondamment face à mon fils, un 3° série plutôt bon. Pendant que ce dernier prend sa douche, je sirote, sur la terrasse du club-house, un pastis aussi frais que bien mérité.
« Vous jouez au tennis ? » L’homme qui vient de m’aborder a l’aspect sympathique et banal du petit cadre content de lui. Bermuda à fleurs, chaussures-bateau. Malgré une calvitie naissante et un embonpoint qui ne l’est pas moins, il pourrait, lui aussi, être mon fils.
Si je joue au tennis ? Avec mon tee-shirt imprimé aux couleurs de mon club et mes deux raquettes sur les genoux, je ne pensais pas que le doute fût possible. Mais enfin…Le bermuda vient d’arriver dans la station et cherche un partenaire.
Membre d’un grand club parisien et bien que non-classé - pas le temps de faire des tournois - tous ses profs s’accordent pour le situer à un bon 15/5.
Moi qui évolue aujourd’hui à 30/2, et encore pas tous les jours, je me demande si je dois accepter. De toutes façons le nouveau venu ne s’enquiert pas de mon niveau. Au demeurant, au cours de notre brève conversation, je suis amené à me demander si mon interlocuteur établit bien la distinction entre un 30/2 et un 15/2. Rendez-vous est pris pour le lendemain.
Précédé d’un curieux mélange odorant d’embrocation et d’after-shave, mon partenaire du jour arbore, outre son sourire satisfait, une tenue immaculée, repiquée des pieds à la tête du célèbre reptile à la gueule ouverte. A l’épaule, un énorme sac qui doit bien contenir quatre raquettes, toutes du modèle utilisé par le numéro 1 mondial du moment.
Echauffement. J’envoie une première balle à 15 à l’heure, un mètre au-dessus du filet. Me revient un boulet de canon rasant qui me laisse à dix mètres. Le scénario se répète vingt fois, sauf que j’essaie tout de même de retourner des balles que l’autre s’ingénie à me balancer aux deux coins du court.
Soucieux de ménager mon rythme cardiaque, je suggère à mon Rambo de venir s’essayer à la volée. Après une alternance de balles dans le bas du filet ou dans le grillage du fond, vient l’échauffement au service.
Rien que des premières balles à laisser rêveur tout titulaire du top ten ATP. Dommage que la trajectoire choisie n’aboutisse jamais dans le bon carré, mais nul doute que tout à l’heure les full aces vont s’accumuler à mes dépens…

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