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Confessions d’une icône
Auteur : Françoise Bacelon
Date de publication : 10/12/2010
isbn : 978-2-9534938-H-9.009

Des millions de personnes se pressent depuis de nombreuses années au Musée du Louvre pour la voir. Elle a fait beaucoup parler d’elle et couler beaucoup d’encre. C’est une icône, un symbole, un chef d’oeuvre. Il n’en existe qu’une...

La Joconde est universellement connue, convoitée, étudiée. On s’interroge beaucoup sur elle. Mais que sait-on de ses pensées secrètes ?

Françoise Bacelon vous invite à le découvrir avec son humour incisif. Passez de l’autre côté du tableau et entrez dans la tête de Mona Lisa pour y infiltrer ses ressentis, sa vision du monde et ses impressions intimes.

Remarques : Illustration : La Joconde de Léonard de Vinci

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Pratiquant l’Ikebana, Françoise a souhaité créer ses propres vases et s’est inscrite dans un atelier de terre. Lors d’une exposition, elle a utilisé des cageots vides pour exposer ses œuvres.

« J’ai pensé à ce moment-là que ces cageots avaient la chance de vivre une seconde fois. Et, tout naturellement, je me suis dit qu’un jour j’écrirais la biographie d’un cageot… L’idée de faire parler ceux qui n’ont pas la parole était née.

Une de mes amies m’ayant dit qu’elle aimait à me lire, je me suis, quelques années plus tard, lancée dans l’aventure de la page blanche. Ainsi est né mon premier texte.
J’ai tout de suite aimé donner vie à des objets, par essence sans spiritualité. Mais non sans âme…
Peut-être une manière de transcender le quotidien… »

Née sous le signe de la lune dans Paris libéré, je me suis toujours intéressée aux arts, même sous leurs aspects les plus divers.
C’est curieusement l’art floral japonais, l’Ikebana, qui m’a amenée à l’écriture par des chemins, oh combien, détournés.
Pratiquant cette discipline depuis plus de trente ans maintenant, j’ai eu l’envie, il y a environ 10 ans, de fabriquer mes propres vases. Je me suis donc inscrite à un atelier de terre. Ma production semblant avoir quelque intérêt aux yeux de mon professeur, j’ai organisé une exposition de mes travaux pour laquelle j’ai utilisé des cageots vides de fruits et de légumes comme supports à mes œuvres.

Je m’emmerde ! Si vous saviez ce que je m’emmerde !
J’en ai ma claque de poser là depuis des siècles. Ils ont cru me faire plaisir en me donnant une grande salle pour moi presque toute seule. Mais c’est pire. Et en plus, ils me maintiennent à distance de mon public avec ce cordon. Il ne manque plus que des barbelés… Et cette vitre qui m’empêche de respirer…

C’est vrai que je vois du monde. Le public. Mais le public, c’est pas que j’y sois tant attachée que ça.
Si vous pensez que c’est agréable de voir du monde toute la journée, d’être obligée de faire des risettes à tous ces gens qui passent et qui s’extasient devant mon sourire, vous vous mettez le doigt dans l’œil.

Et puis, le public, il est bruyant ; y’en a pas un qui pense que j’ai envie d’être un peu au calme ou qu’en début d’après-midi, je me ferais bien une petite sieste.
Si je pouvais fermer les yeux de temps en temps, et les oreilles !

J’en vois et j’en entends, des choses ! A vous dégoûter du monde !

Tous ces poils qui dépassent des shorts ; et la cellulite de madame. Et les tongs qui laissent voir des ongles de pieds sales. Et la transpiration qui mouille les tee-shirts !
J’en vois des vertes et des pas mûres !

Et ce que j’entends ! Vous ne me croiriez pas si je vous disais le nombre de conneries que j’entends à longueur de journée. Il y a des fois, je préfèrerais être sourde.

- « Il est vachement petit, le tableau ! »

Qu’est-ce qu’elle croit la rombière ? 1 m 60, 48 kilos. On dirait maintenant taille 36. J’ai pas besoin d’un encadrement de 4 sur 3 comme si j’étais sur un panneau publicitaire.

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