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Nature psychopathe
Auteur : Sermanu
Date de publication : 07/09/2010
isbn : 978-2-9534938-Ro-4.001

Sermanu, à travers cette nouvelle, nous plonge dans l’angoisse d’un monde oscillant entre réalité et croyances populaires de la forêt amazonienne.

Carola est une belle jeune femme, héritière des premiers habitants de ces vastes contrées sauvages. C’est une maîtresse femme, attachée à sa terre qu’elle cultive près de la rivière, dans un coin reculé, et à ses traditions.

Enceinte, toute à la joie de devenir maman, elle ne change pourtant rien à son mode de vie. Voilà que, brusquement, son monde bascule. Des signes particuliers, des cauchemars étranges lui font entrevoir un avenir tragique qu’elle rejette. La nature, autour d’elle, jusque-là accueillante et hospitalière, devient hostile.

Dans quel monde son bébé naîtra-t-il ? Quel avenir ont prévu les dieux pour eux ?

Suivez Carola dans cette fable où la description des êtres et de la nature vous feront voyager loin, très loin....

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Voici un auteur de talent. Que ce soit dans le style descriptif, pour nous faire découvrir sa campagne normande ou dans le style parodié, il excelle dans l’écriture et vous apprécierez son esprit mordant, sans toutefois tomber dans la méchanceté.

Nous vous proposons de découvrir son monde, un monde à part, le monde de ceux qui souffrent sans gémir, de ceux qui envient sans jalouser. Un monde particulier que nous côtoyons tous les jours, peuplé d’êtres auprès desquels nous passons sans les voir ou en feignant de les ignorer. Usant du style de Philippe Djian, Hervé Bazin, Alphonse Boudard, Jack Kerouac, et de son propre style, Serge nous parle de ce banc, lieu de rencontre insolite et pourtant offert à tous.

« J’ aime l’ introspection donc j’ analyse bien mes pensées et mes sentiments.
La vie originale que je mène me permet de posséder une vision originale de la société qui se ressent dans mes écrits ».
« J’habite à Bayeux, entre ville et campagne, dans un quartier populaire et vivant.
J’ai la quarantaine encore un peu adolescente ».

Nous fîmes escale dans un port du Mexique. Dans un rade sordide, j’entrepris une conversation avec un homme qui travaillait dans les forêts du Tamaupilas comme récoltant de chiclé, une substance extraite du sapotillier. Il était sous-traitant pour une firme de chewing-gum. Entre autres activités étranges, il jouait du sassurophone à ses moments perdus. C’était une figure locale et nous avions en commun l’amour de l’alcool. Tellement que, dans une soirée mémorable dont les autochtones doivent encore avoir le souvenir, nous avions vidé la cargaison de rhum de tous les bars de Tampico. Voilà pour les exploits de ton grand-père...
"Entre deux bouteilles de Tequila, raide comme le corps d’un pendu, i! se mit à me parler de son pays, de ses coutumes étranges, des anciennes manières aztèques qui subsistent sous le vernis de la modernité. Porté par l’alcool, il délirait un peu, si bien que l’histoire que je vais te raconter et qu’il m’a racontée, je l’ai prise au départ pour une déblatération d’ivrogne génial.
Ce n’est que plus tard, lorsque d’autres gens, de tous les horizons sociaux, la racontèrent à leur tour, que je la crus comme je crois à la mer...

Mon ami d’un soir était un conteur, ce qui explique que cette histoire me soit restée dans l’esprit. Il faut aussi ajouter que l’ambiance dans ce bar était extraordinaire : une pauvreté, une crasse inouïe, la peur de se faire poignarder à chaque instant, les chicanos qui ne nous aimaient pas, des mémés d’un autre âge, de l’âge des cavernes peut-être. Mais je n’avais pas peur : je n’étais rien et un rien n’a pas peur de mourir…
« Son propos, il s’agissait d’une sorte de fable mêlée d’avec on ne savait quoi de réel qui traînait dans les bouges comme traîne un ivrogne. Mais, attention c’était une histoire célèbre qu’il fallait accueillir dans sa mémoire à histoire avec beaucoup de respect pour pouvoir ensuite la raconter comme il faut à d’autres afin qu’elle continue à vivre. Et le Mexicain ajoutait qu’il raontait des histoires de sorciers qu’il est dangereux d’écouter car le sorcier sait que vous l’écoutez et qu’il possède alors un pouvoir sur vous.
Néanmoins il m’avait jugé digne, bien qu’étranger, parce qu’hombre, de me faire dépositaire de la vérité, aussi effrayante soit-elle. Je crois qu’il avait raison, on est toujours en danger lorsqu’on raconte des histoires. »

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