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Lili du Bois Doré
Auteur : Noëlle Philippe
Date de publication : 12/12/2010
isbn : 978-2-9534938-Ro-4.006

Noëlle nous décrit le parcours d’une petite fille puis d’une adolescente qui découvre la vie dans les années 60-70, dans la campagne normande.

De la joie de vivre de ses six ans, elle nous invite à la suivre dans les aléas de la vie paysanne, avec son lot de misère, d’occupations multiples entre l’école, la traite des vaches, les marchés, les copains, les disputes familiales, la connivence entre soeurs...

Sur fond de grèves soixante-huitardes, d’errance d’un champ à un autre, d’une ferme à une autre, elle nous invite à partager cette vie aujourd’hui méconnue.

Un beau roman sensible, riche d’enseignement sur la vie des campagnes au milieu du XXe siècle.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Discrète, sensible, la lecture est, pour elle, un doux refuge. Romans ou biographies lui apportent la sérénité, l’histoire, la sagesse. Fascinée par la peinture, elle aime dessiner ou écrire des poèmes ; son mental emprunt d’une douce mélancolie lui dicte les vers qu’elle compose. Elle aime aussi se laisser à la rêverie en occupant ses mains avec des ouvrages au crochet.

Adepte de la marche à pieds, amoureuse de la nature, elle apprécie les randonnées vivifiantes dans l’air normand...

Le coeur chagrin après le départ de ses parents vers l’éternité, la nostalgie guide sa main pour écrire son premier roman. Les mots que sa plume couche sur le papier sont le reflet de son âme.
Dans le charme de sa Normandie natale, Noëlle vit en plein coeur du Pays d’Auge. Après une vie bien remplie d’ex-commerçante, elle comble son temps libre en s’adonnant à ses passions.

Dans un premier temps, étonnées, surprises de ne constater aucune ressemblance avec leur précédent environnement, une agitation les gagne petit à petit. Avec des yeux d’enfant, cette bâtisse du dix-neuvième siècle paraît être une maison de poupées. En réalité, c’est une chaumière à colombages construite dans la tradition normande, typique de la région du Pays d’Auge. Petite et discrète, plus longue que large, composée de quatre pièces aux plafonds bas, recevant la lumière au travers d’étroites fenêtres à petits carreaux. La pièce principale sert à la fois de cuisine et séjour. Une vaste cheminée, diffusant la chaleur pour toute la maison, y est implantée. Le dallage est en terre cuite, issue de la région. La seule chambre, au rez-de-chaussée, sera occupée par les parents. A l’opposé, une petite pièce sert de laiterie, là où la mère fabriquera la crème et le beurre. Dans cette pièce, un escalier attire Lili. En haut, le grenier sera aménagé, Marcel l’a promis à ses filles, en deux petites chambres mansardées tout juste éclairées par une fenêtre percée directement dans la toiture et appelée «chapeau de gendarme». Gisèle occupera la chambre du fond, ses sœurs se partageront la première. Déjà heureuses de leur inspection, elles redescendent, pressées de faire le tour du propriétaire à l’extérieur. Leurs parents expliqueront plus tard le détail de cette architecture si particulière, construite en matériaux issus du terroir : les murs en colombages, structures de pans de bois, d’orme ou de chêne, consolidés entre eux par un torchis, maçonnerie naturelle composée de paille hachée et d’argile, protégée par une couche de lait de chaux de façon à accroître la résistance des murs. Les soubassements de la maison, édifiés avec des pierres, assurent une solidité supplémentaire. Couverte de chaume, de la paille de seigle qui possède des vertus d’étanchéité, coiffée au sommet d’iris absorbant l’humidité, la maison dégage un charme indéniable. Elle est implantée au milieu de la cour, encadrée de plusieurs bâtiments du même style. Les champs s’étendent autour des constructions.

La visite terminée, les filles aident au déballage des cartons ; le cœur de Line bat plus fort, elle se réfugie dans les bras de sa mère, partage son bonheur et prend la main de Cricri, en cet instant, elles savent qu’elles ont gagné : leur paradis les a conquises. La famille s’installe, le père prépare des plans, car des travaux pour la remise en état, il en aura des masses, il doit prévoir et prévoir encore. Lili a confiance, c’est son papa, et un papa, ça doit savoir !

Les quelques meubles prennent place dans chaque pièce. Sur le buffet de la cuisine, est installé un nouveau poste de radio, cadeau de Marcel. Désormais très souvent en fonction, il diffuse les informations de l’époque, tel le service militaire obligatoire. Ce dernier, d’une durée de vingt-quatre mois jusqu’en Mil neuf cent soixante-quatre, est maintenant réduit à seize mois. On entend également un sujet sur les femmes actives, de plus en plus nombreuses, dont la moitié environ fonctionnaires de l’état, conciliant le travail à l’extérieur, s’accoutumant en même temps aux charges du foyer, telles que le ménage et la cuisine tout en élevant leurs deux ou trois enfants. C’est aussi l’année du mariage de Johnny et Sylvie, événement qui occupe amplement les journalistes. On écoute avec plaisir Bécaud, France Gall, Nino Ferrer et les autres, par la magie des ondes de la radio, ce qui remplit de gaieté la maisonnée.

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