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Récits/Témoignages


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Intimité
Auteur : Melrika Roffray
Date de publication : 1979
isbn : 978-2-9534938-Po-8.007

Nous entrons ici dans les pensées intimes de Melrika, ses peurs, ses secrets, ses ressentis face à l'adoption. De beaux poèmes, très bien écrits et très émouvants par la profondeur des sentiments dégagés.

Il est impossible de présenter des extraits de tous les poèmes figurant dans ce recueil, Melrika nous ayant fournis plusieurs inédits. Vous trouverez :

- Corps peur

- Confidences

- Le voyageur

- La rose blanche : poème en prose

- Réquisitoire : poème sur l'adoption

- Fin de journée

- Découverte

- A l'ami sans visage

- Abandonnique : poème sur les enfants abandonnés

- A la soeur inconnue

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Ah ! Melrika ! C’est la douceur, la tendresse, l’émotivité exacerbée. Ses nouvelles sont un régal entre légendes inventées, contes médiévaux, histoires mélancoliques. Un mot peut éveiller en elle tout un univers qu’elle pose sur le papier avec beaucoup d’émotion. Ce fut le cas pour la nouvelle « la tristesse d’Henri », née du mot LIT. Son imagination lui inspire souvent des œuvres presque magiques, inspirées de croyances et de superstitions populaires.


Vous n’hésiterez pas à la suivre sur les traces de cette louve si humaine, ou dans ses poèmes d’une infinie tendresse.

Corps peur

 

J’ai peur de m’ébouillanter
La pointe du cœur
Peur car c’est tout mon cœur
Qui en souffrirait

 

J’ai peur de me casser
Le bout de l’aile
Peur car c’est toute l’aile
Qui se briserait

 


Confidences

 

J’aimerais tant te dire de choses merveilleuses. Mais mon cœur est fort lourd. Je ne veux pas voir, au bord de tes yeux, couler des larmes acides.
J’y veux voir des perles, brillant de mille feux.

 

J’aimerais tant te faire l’amour passionnément. Mais mon cœur est bien lourd. Je ne veux pas voir ton corps, à moi offert, rester inassouvi, frustré, insatisfait.
Je le veux voir rougir de désirs inconnus, l’entendre vibrer de plaisir et d’extase.

 

Le voyageur 

 

Tu voulais t’en aller
Tu voulais voyager
Est-ce que tes paysages
Ne sont pas des mirages ?

 

Tu m’avais promis
Un amour, un avenir
Sublime, plein de rires
Tu me laisses démunie

 


Réquisitoire

 

Vous vouliez un enfant
Et j’ai été l’élue
Mais quelle tâche ardue
D’adopter des parents !

 

J’étais trop vieille déjà
Ou j’avais trop vécu
Nul n’a jamais su
Vous expliquer cela

 


Découverte

 

Qu’est-ce donc, dis ?
L’amour, peut-être ?

 

Tu es entré dans ma vie
Comme le soleil
Entre par la fenêtre
Ou tout pareil

 

Les braises brûlaient
Sous la cendre

  

A l’ami sans visage

 

Tes lettres s’empilent
Dans mon bureau
Un parfum subtil
S’échappe de leurs mots

 

Toi, l’ami sans visage
Le facteur à son passage
Laisse des épîtres volages

 

A la sœur inconnue 

 

Toi, la sœur
Que je n’ai jamais vue
Tu vis dans mon cœur
Depuis tes débuts

 

On ne se connaît pas
J’ai su ta naissance
Mais ne me jette pas
La pierre d’indifférence

 

 

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