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Louison le louveteau
Auteur : Angeline Cacciozo
Date de publication : 20/10/2008
isbn : 978-2-9534938-Je-6.006

Cette jolie histoire d’un louveteau malhabile nous réconcilie avec les loups.

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Jeune mère de deux enfants, Angeline a créé pour eux des contes. Très inspirée, elle sait utiliser un langage imagé et féérique dans lequel ses personnages prennent des formes diverses, animales ou humaines. Elle puise aussi bien dans le quotidien que dans ses souvenirs d’enfance les histoires qu’elle raconte.

Madame Louve est très fière. Elle vient de donner naissance à quatre petits louveteaux adorables, trois mâles et une femelle. Elle est inquiète aussi, le petit dernier est bien chétif. Il risque fort de ne pas survivre bien longtemps. D’ailleurs, les autres louves l’ont incitée à le supprimer, prétendant qu’un si petit louveteau ne pourrait pas affronter les difficultés de l’existence. Maman Louve a beau être jeune, elle a refusé d’écouter les anciennes. Après tout, n’est-elle pas la compagne du chef et, à ce titre, n’a-t-elle pas le pouvoir de décision ? Elle veut garder tous ses enfants, inutile de discuter plus avant sur ce point ! C’est son petit, même s’il est différent, elle l’aime comme les autres.

Pour l’heure, le problème de la nourriture ne se pose pas. Le grand mâle et la meute se chargent d’alimenter la mère, laquelle allaite ses petits avec grande attention. Par la suite, au moment du sevrage, les jeunes femelles de leur clan viendront régurgiter de la viande devant les petits, tout comme leur mère. Puis ils apprendront à chasser avec la meute. Le seul souci de Maman Louve est de veiller, en mère attentionnée, à ce que les aînés n’empêchent pas Louison, le petit dernier, de téter, ce qui arrive très fréquemment. C’est une bonne maman.

Les petits ont un mois maintenant. Louison reste bien malingre, mais il a grandi comme les autres. Son corps tout maigre surmonte de longues pattes si fines qu’on a l’impression qu’elles vont se casser au moindre pas. Pourtant, il aime bien courir et sauter comme ses frères et sa sœur. Ces derniers refusent, la plupart du temps, de jouer avec lui et le pauvre louveteau se retrouve souvent seul. Ca attriste Maman
Louve, mais elle ne peut pas s’occuper uniquement de lui. Elle aime bien tous ses enfants et ne veut pas faire de différence entre eux. Les autres membres de la meute négligent le petit Louison à cause de sa fragilité. Pourtant, il est tellement mignon, affectueux aussi et toujours d’humeur égale.

Trois mois ont passé. Les louveteaux sont en cours de sevrage et Maman Louve les trouve suffisamment grands pour les laisser seuls tandis qu’elle part chasser avec la meute. Elle recommande, avant de partir, à ses petits de bien rester près du terrier et de se cacher sitôt qu’ils voient un autre animal s’approcher, même s’il ressemble à un loup. Elle leur explique les mille et un dangers qui les guettent s’ils n’obéissent pas et se laissent surprendre par un ennemi. Elle leur parle des chiens, ces êtres stupides et bruyants, aboyant très fort, toujours prompts à les pourchasser. Elle leur parle des humains, les compagnons des chiens, debout sur leurs pattes arrière, qui, armés de longs bâtons jeteurs de flammes, veulent tuer les loups. Les petits rient aux éclats en regardant leur mère imiter les aboiements des chiens ou claudiquant sur ses pattes arrière pour imiter les hommes. Ils rient et s’amusent, mais ne semblent pas conscients du danger que cela représente pour eux. Et Maman Louve n’aime pas les laisser seuls, pourtant, il faut bien courir après les proies et ramener de quoi combler les jeunes appétits de ces petits chenapans.

Les jeunes louveteaux profitent généralement de l’absence de leur mère pour explorer leur environnement. La première heure, il reste assez respectueusement à proximité du terrier, obéissant aux consignes maternelles. Le temps passant, ils s’enhardissent et agrandissent leur terrain de jeux. Louison les suit, timidement, toujours un peu à la traîne sur ses longues pattes si fines, surveillant les alentours
pour les prévenir d’un éventuel danger. Il a bien perçu l’angoisse de sa mère et essaye de respecter ses consignes. Souvent, lorsque ses frères et sa sœur disparaissent de sa vue, il les rappelle pour les ramener à plus de conscience. A chaque fois, il se fait rabrouer quand il les appelle :
«Laisse-nous nous amuser un peu, rabat-joie» lui crie sa sœur.
«Retourne donc dans ton terrier si tu veux, poltron, nous on va jouer», rétorque son frère aîné.
«Hou! Le trouillard! » ricane le cadet «Viens donc voir comme l’herbe est grasse, là-bas, il fait si bon s’y rouler, tu devrais venir aussi. Cesse donc de pleurer pour rien».

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