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Fréhal, la douce
Auteur : Angeline Cacciozo
Date de publication : 28/04/2009
isbn : 978-2-9534938-Je-6.001

Conte pour enfants (mais les grands peuvent l’apprécier aussi). Tout y est, les animaux qui parlent aux humains, la méchanceté et la bonté, la fée de justice...

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Jeune mère de deux enfants, Angeline a créé pour eux des contes. Très inspirée, elle sait utiliser un langage imagé et féérique dans lequel ses personnages prennent des formes diverses, animales ou humaines. Elle puise aussi bien dans le quotidien que dans ses souvenirs d’enfance les histoires qu’elle raconte.

Le soir, elle accompagnait sa sœur aînée dans une ferme voisine, où se réunissaient les jeunes du village pour la veillée. Et là encore, elle tissait, elle brodait, elle cousait tandis que sa sœur discutait et riait avec les jeunes gens. Au retour, alors que Fréhal déposait le panier dans lequel elle tenait son ouvrage afin de fermer la lourde barrière de la ferme, sa sœur s’en emparait et courait jusqu’à sa mère pour lui faire admirer son prétendu travail.
- Regarde, Maman, comme j’ai bien travaillé, disait-elle et, ce disant, elle déployait une étoffe finement tissée ou une chemise joliment brodée par les mains de Fréhal. La pauvre cadette, arrivant les mains vides et la mine triste, se faisait vertement tancée par la mère qui la traitait de fainéante et d’incapable ou la battait pour n’avoir rien rapporté.

Un jour, alors qu’elle avait été encore plus maltraitée qu’à l’ordinaire, Fréhal n’y tint plus. Sans en parler à son père, qui l’aurait certainement dissuadée, elle décida de partir. Elle fit, en cachette de sa mère et de sa sœur, son maigre bagage. Elle n’avait pas grand-chose à mettre dans son baluchon. Toutes les belles robes, les chemises brodées, les fichus décorés allaient à sa sœur, jamais à elle. Elle partit de bon matin, alors que sa mère et sa sœur n’étaient pas encore levées et que son père était déjà aux champs. Elle partit, droit devant elle, au-delà de la lande, sans savoir où elle arriverait. Elle s’en moquait, seul lui importait de s’éloigner le plus possible de cette maison dans laquelle elle avait si malheureuse. Elle avançait, sans se retourner, sans s’arrêter.

 

Elle marcha ainsi plusieurs heures. Enfin, elle prit le temps de se reposer un peu devant un calvaire, dressé à la croisée des chemins. Le paysage, autour d’elle, donnait toute l’apparence de la désolation. Pas âme qui vive, pas d’arbres, rien que ce calvaire, dressé vers le ciel. Elle était seule, dans un lieu dépourvu de végétation, hormis quelques bruyères disséminées ça et là.
 

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