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La chatte et l’oiseau
Auteur : Angeline Cacciozo
Date de publication : 20/10/2008
isbn : 978-2-9534938-Je-6.004

Angeline nous emmène dans l’univers d’une chatte à l’affût. Les oiseaux n’ont qu’à bien se tenir ... à moins que ...

 

Remarques :

Edité et distribué par Plume Service
8 rue du Général Despeaux – Malassise
60 390 La Neuville Garnier
et sur :
www.plume-direct.com

Jeune mère de deux enfants, Angeline a créé pour eux des contes. Très inspirée, elle sait utiliser un langage imagé et féérique dans lequel ses personnages prennent des formes diverses, animales ou humaines. Elle puise aussi bien dans le quotidien que dans ses souvenirs d’enfance les histoires qu’elle raconte.

 


Cette obsession la poursuivait nuit et jour. Elle était là, posée sur le rebord de la fenêtre, les oreilles agitées en tous sens au gré des pépiements et émettait parfois, en signe d’énervement, de petits sons aigus, semblables à ceux des oisillons accueillant leurs parents au nid. Bien naturellement, ces cris plaintifs ne trompaient personne et surtout pas les mésanges, merles et autres moineaux, toujours sur leur garde.

Les heures défilaient ainsi, l’une à l’affût, les autres, goguenards, se jouant de cette veille incessante, passant sous son nez dans un battement d’ailes, lui frôlant les oreilles dans un piqué savamment étudié, la narguant en se posant à même le sol pour mieux s’envoler à son approche, pépiant gaiement de la voir s’agiter en tous sens, ricanant de ses vains efforts. Lassée, ou était-ce une ruse, elle se désintéressait d’eux un moment, s’activant à sa toilette d’un air très concentré, lissant sa somptueuse fourrure. Parfois, elle se retranchait l’air hautain à l’intérieur de la maison, la queue bien droite, le pas majestueux, feignant le dédain et se dirigeait vers sa gamelle. “Faute de grives, on mange des merles“ lui disait alors sa maîtresse pour la consoler.

Ainsi s’écoulaient les journées de Diesel. Chaque matin, après une séance d’étirements et de toilettage appliqué, elle se rendait à la cuisine où elle savait trouver une bonne ration de croquettes et un petit sachet de viande en sauce, une gamelle d’eau bien fraîche (quoiqu’elle préférât l’eau stagnante de la vasque du jardin). Après ce copieux repas, elle prenait place sur le rebord de la fenêtre. Vers midi, elle retournait grappiller les restes du matin, puis s’installait confortablement au milieu du lit pour une sieste bien méritée durant les heures chaudes de l’après-midi.

Quand le soleil commençait à décliner, elle partait explorer le jardin, courant en tous sens, grimpant aux arbres, se roulant dans l’herbe, mâchant quelque graminée aux vertus connues d’elle seule.

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